The City of Violence

Publié le par Laurent

Réalisateur : Ryoo SeungWan
Cast : Ryoo SeungWan, Jeong Du-Hong, Lee Beom-Su, Ahn Kil-Kang, Kim Byeong-Ok, Kim Seo-Kyung, Jeong Chang Hyeon, Lee Hong-Pyo, Kim Kot-Be
Durée :92 min
Origine : Corée du Sud
Année : 2006
Genre : Street Fight

Un bon gros film de baston de rue sur fond d’histoire de pote d’enfance qui tourne au vinaigre, voila le pitch ultra évolué de ce film sud coréen, et c’est le réalisateur plutôt cool d’Arahan et de No Blood No Tears qui s’y est collé.  

 

Le film débute sur le meurtre d’un homme, un homme à la réputation de gros dur. Un policier, ami d’enfance de ce défunt homme, se rend sur place pour assister aux funérailles de ce dernier. Puis, à l’aide d’un autre de ces anciens potes (voir photo 1 le duo), ils se lancent corps et âmes à la recherche du meurtrier qui ne leur est pas inconnu. S’ensuit une enquête à l’arrache avec des flash-back sur l’enfance de ses potes séparés (voir photo 2). Disons le tout de suite, le film échoue totalement de ce coté là, cette histoire d’amitié qui tourne au vinaigre ne suscite pas la moindre émotion. Ce gros problême est dû à une prestation des acteurs limite limite, malgré le fait que ces derniers présentent un charisme tout à fait respectable. Dans les défauts, notons aussi un scénario beaucoup trop classique et sans surprise. Plus l’enquête avance, plus la distance diminue entre notre meurtrier, et c’est tout. Puis entre deux scènes d’actions, on suit le cours de l’histoire sans passion, ça s’avère agréable à suivre, mais l’ennui pointe parfois le bout de son nez, à cause d’un rythme général parfois mal équilibré. Mais heureusement pour nous, l’intérêt est ailleurs. La grosse valeur ajoutée de ce film reste ses nombreuses bastons de rues. Filmés avec un sens du dynamisme faisant très plaisir à voir, elles valent réellement le détour. Le premier grand plaisir du film est une baston de survie avec nos deux héros contre une centaine d’ado Breakdancer et Freestyler (voir photo 3). Cette séquence est longue, dynamique et impressionnante, rien que ça, d’autant que nos acteurs principaux s’y donnent à fond, avec quelques petites blessures à l’appui (d’ailleurs le making of du dvd zone 2 fr est très parlant à ce sujet). Cette scène fait dans la démesure avec une maîtrise de l’espace et un sens du cadrage privilégiant le dynamisme de la scène et ses centaines de combattants à la chorégraphie des combats (même si elle reste visible avec clarté). Nos deux héros sont bien en face d’une meute de gaillard, et les plans renforcent l’aspect d’un combat semblant complètement déséquilibrés à première vue. La chorégraphie est d’ailleurs élégante, typé street fight et merveilleusement accompli par nos deux héros avec de biens beaux mouvements amples. Cette première séquence est donc une vraie réussite.

Et la suite ne démérite pas non plus, avec son lot de combat au fil de l’eau où encore au commissariat. Puis bien sûr, la dernière scène, d’une longueur avoisinant les vingt minutes de pur baston est aussi excellente, s’inspirant vaguement de Kill Bill 1 pour sa scène dans le restaurant (voir photo 4,5 et 6). Tel un jeux vidéo, nos combattants franchissent les étapes une à une, jusqu’à rencontrer les boss composés de la troupe de tueurs de notre méchant de service (d’ailleurs, je trouve ce combat mise en scène en deca des précédent). Excellent en générale !

Niveau divertissement, City of Violence se porte donc au poil, puis visuellement, il se trouve assez agréable dans l’ensemble, avec une photographie assez flashie se mariant bien à l’ambiance du film lorgnant vers le 80’s, d’autant que la musique renforce d’ailleurs cette impression. Niveau ambiance, ce film est donc très bien travaillé. Le point culminant de ce travaille d’orfèvre reste notamment le restaurant de fin, magnifique en tout point.

Les efforts pour rendre le tout attrayants sont donc bien visibles, mais le film n’invente en fin de compte rien de spéciale. Il capte à droite à gauche des idées et les incorpore, plutôt bien d’ailleurs, pour rendre au final un produit divertissant mais entaché d’un rythme bien trop inégal et à l’intérêt parfois juste entre deux scènes de bastons de rue magnifiques.

Note : 6/ 10

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Publié dans Kick and Sword

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