Godzilla contre Megalon

Publié le par Laurent

gmovie13-copie-1.jpgRéalisateur : Jun Fukada
Cast : Katsuhiko Sazaki, Hiroyuki Kawase
Durée : 82 min
Origine : Japon
Année : 1973
Genre : Kaiju Eiga
 

Après un Ebirah, horror of the deep sympathiquement kitsch, voici Godzilla contre Mégalon où le K  aiju Bordel Eiga ! Déjà réalisateur de Ebirah, horror of the deep, Jun Fukada nous revient bien moins en forme cette fois ci avec un Godzilla contre Mégalon rempli de défauts qui ne peuvent pas être pardonner aussi facilement, comme ce fût le cas dans une certaine mesure avec Ebirah, horror of the deep ! Explications de suite! 

Godzilla contre Megalon
nous raconte les aventures trépidantes d’une troupe de gugusse dont un enfant (mais où est passer sa mère ?), d’un robot fabriqué par ces derniers à l’Intelligence Artificielle redoutable et de Godzilla qui doit repousser la destruction de la terre par Mégalon qui sera aidé aussi par Gigan. Ces derniers obéissent aux ordres des Seatopiens, peuple de Seatopia (logique !) vivant sous Terre dans de magnifiques structures en plastique coloré. Ca fait beaucoup de monde et de monstre d’un coup n’est ce pas ?1-copie-1.JPG2-copie-1.JPG
Le film débute pourtant de façon confortable grâce à une entrée en la matière rapide et sans concession, avec une catastrophe terrestre accompagnée d’énormes faisceaux de lumière entraînant un brusque tourbillon sur un lac, conséquence probable de la création d’une faille souterraine ! Bien sûr, pendant cette catastrophe peu naturelle, un jeune garçon (que l’on suivra avec deux autres gugusses adultes pendant tout le film : photo 1) jouant sur le lac subira de prêt cette catastrophe et sera sauvé in extremis. Et malgré une poursuite automobile très sympathique, la suite se révèle bien nunuche voir insupportable, avec ce trop de n’importe quoi qui fini par nuire à l’ensemble, conséquence logique d’un Jun Fukada complètement à la ramasse au niveau de son inspiration ! 3-copie-1.JPG4-copie-1.JPGAlors on sourira avec le design du mythique Jet Jaguar (photo 2), le robot fabriqué par nos héros humains ! Il se déplace avec une gestuelle d’un kitsch inégalé, vole aux dessus des nuages avec des mouvements d’une souplesse aussi rigide que Pinocchio (voit photo 3, face à un hélicoptère). Il devient même aussi grand que Godzilla quand ça lui chante grâce à des sfx qui ont extrêmement mal vieilli (ça pique vraiment les yeux). Puis quand vient Mégalon, la on commence réellement à pester devant un film qui se veut kitschement moins maîtrisé que Ebirah, horror of the deep, sans parler du monstre suivant et des Searopiens, peuple vivant dans une salle de contrôle tout droit sorti de la parodie de Star Trek par les Inconnus (photo 4)! Un manque de budget n’est pas foncièrement mauvais quant à la qualité globale d’un film (voir Versus où encore Running out of time), mais Jun Fukada aurait tout de même pu peser un peu mieux son ambition. Mais pourquoi faire si compliqué quand les choses peuvent être simple, pourquoi céder à la facilité de la quantité, cette dernière étant injustifiée? Pour couronner le tout, Jun Fukada n’arrive pas à recréer le charme de son précédent Ebirah, malgré le fait que le cahier des charges soit à priori bien fourni. 5-copie-1.JPG6-copie-1.JPGAinsi, on aura le droit à de la destruction massive de ville par Mégalon (sans aucune mise à l’échelle correcte ni de mouvement de panique de la population que l’on ne voit jamais), à des troupes militaires résistants à l’envahisseur à base de lancement de missiles et autres avions (scène quelconque), à des Seatopiens futuristes à la ramasse (et aux charismes ravageurs dans le mauvais sens du terme, mais je l’ai déjà dit), à un Mégalon poursuivant nos trois gugusses sans vraiment trop y croire (photo 5), à des retournements de situations pittoresques et à une bataille finale mettant en jeu Godzilla et Jet Jaguar contre Mégalon et Gigan. Il est à noté que les introductions de ces différents monstres en amont sont complètement foirées, la palme revenant à Gigan, sorte d’insecte géant qui se voit apparaître après un explosion au seul et même plan auto répété (pour vous aider à comprendre, écoutez un disque rayé, c’est pareille !), bref, c’est horrible ! Mais revenons à cette fameuse bataille qui avoisine les 20 minutes ! Tout fan de baston et plus particulièrement de catch entres monstres seront aux anges, la question étant de savoir qui, d’un Undertaker jusqu'à un John Cena en passant par Hulk Hogan, se cache dans la peau de ces géants (voir photo 6 pour indice) ? Ce long final apocalyptique est tout de même bof mais ça reste bien marrant si on le prend aux millièmes degrés. Impossible ainsi de ne pas se taper une barre quand on voit Godzilla et Jet Jaguar se féliciter et se serrer la pince entre eux, quand arrive Godzilla face aux deux monstres avec une hargne digne de Chabal (photo 7) ou encore quand Godzilla nous fait un super kick sorti de son imagination reptilienne (photo 8). Franchement, ce combat est tout de même marrant en fin de compte ! 7.JPG8.JPGMais le film reste tout de même navrant au final, c’est ennuyeux au possible avant d’arriver à ce long final assez fun, ce dernier n’excusant absolument pas le reste, à savoir trop de consistance pour pas grand-chose, et ceux dans tous les domaines (réalisation juste passable, scénario quelconque, montage apocalyptique, charme absent, démystification de Godzilla tout comme les autres monstres, des jouets quoi…).

 

Note : 2,5 / 10

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Publié dans Kaiju Eiga

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K
Ah ça pour les sfx c'est clair qu'ils ne se sont pas foulé ! La plupart des scènes de destruction sont des stock shots des films précédents et quand on voit le rayon jaune de Megalon détruire quelque chose il s'agit en réalité des rayons électriques de Ghidorah volés aux films précédents !Sans parler des cordes qui soutiennent Megalon quand il sautille comme un ressort ....huhu .Et le coup de Godzilla qui glisse sur sa queue pour attaquer avec les pieds c'est une  idée saugrenue qui provient de vieux livres de paléontologie dans lesquels on disait que les dinosaures théropodes comme le T-rex pouvaient se mettre sur leur queue pour attaquer avec leur pattes posterieures ... un peu comme un kangourou quoi ....Ils n'étaient pas forts en paléonthologie chez Toho ( cf le premier Gojira ou le Dr Yamane dit que les dinosaures ont disparus il y a seulement 2 millions d'années)
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K
Il s'agit d'un de mes Godzilla favori même si il est clair qu'il est tourné vers un public jeune .Il faut dire que Godzilla est devenue une icone populaire au même titre que Mikey Mouse . Il était certe au début une métaphore des victimes et des destructions de la bombe H mais au film du temps les attentes du public ont changé et les producteuirs ont voulu en faire un super héros .C'est un choix discutable c'est clair mais en même temps on y peut rien et une fois les choses replacée dans leur contexte on peu comprendre que Toho se soit servi de Godzilla pour élargir son public et reflouer ses caisses .Pour ma part à partir du moment où je considère "Godzilla Vs Megalon" omme un film destiné aux enfants avec un esprit super héros et bon enfant , je le trouve réussi .Après il ne faut pas chercher une philosophie ou une métaphore là où il n'y en pas ...En tout je ris toujours devant ce film et je pense un très bon moment .
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L
ce film est marrant car il est pathétique ! A part la fin, je me suis bien ennuyé, les sfx sont trop grossiers, ça sent le travail baclé quand même, le récit est nul ! J'aime le kitsch, mais à ce niveau là, c'est du n'import nawak!Heureusement que le duel de fin se veut presque cultre, car voir Godzi foutre un double coup de pied en glissant sur le sol grâce à sa queue, c'est unique....Puis il y a Jet Jaguar et son balai dans le c.. ^^_^^