Godzilla contre King Ghidorah
Réalisateur : Kazuki Omori
Cast : Kosuke Toyohara, Anna Nakagawa, Megumi Odaka, So Yamamura, Kempashiro Satsume, "Hurricane" Ryu, Wataru Fukada, Chuck Wilson, Richard Berger, Robert Scott Field
Durée : 103 min
Origine : Japon
Année : 1991
Genre : Kaiju Eiga à trois têtes
Après s’être fait battre par une plante carnivore géante nommée Biollante, Godzilla s’en est retourné vagabonder gentiment loin de tous regards sain et sauf ! Mais Godzilla, comme tout être humain, connaît la faim, et elle se fera sentir dans certainement pas longtemps! Pendant que la menace de ce dernier ne fait qu’augmenter, d’étranges visiteurs en soucoupe volante arrivent en paix, et proposent de faire disparaître Godzilla grâce à un voyage dans le passé, en 1940.
Avec un scénario lorgnant vers la science fiction pur et simple, avec ses voyages dans le temps aux lourdes conséquences, Godzilla contre King Ghidorah nous propose un pitch plutôt captivant, avec une galerie de personnage assez sympa ! En plus de Megumi Odaka (photo 1, avec sa troupe), la jeune femme au pouvoir psy rescapée de Godzilla contre Biollante, les nouveaux venus se font assez nombreux, les principaux étant les Futuriens, où des humains venant du futur ! En plus de l’équipe composée d’une japonaise et de deux occidentaux, on a le droit à un cyborg (où droïde) qui se révélera être une grosse source de plaisir, ces pouvoirs étant retranscrits avec un kitch digne des Godzilla de Jun Fukoda (Mégalon, où es tu?)! Ainsi, voir notre cyborg à la poursuite d’une voiture se révèle être un moment unique, jouissif et marrant tout en étant kitch ! Yahoo (voir photo 2) !
En dehors de ces personnages, on retrouve bien sûr notre Godzilla (photo 3, en pleine reflexion), source de problème d’un Japon qui commence réellement à en avoir marre de ce trouble fête. Il ne sera bien sûr pas tout seul, et un certain King Ghidorah ramènera sa fraise au même titre que Godzilla, et Tokyo en prendra encore pour son grade. Ce sosie d’un dragon à trois têtes (voir photo 4) est encore une fabuleuse preuve de la maîtrise du staff technique de la Toho, le seul petit souci étant l’animation, qui aujourd’hui à pris un léger coup de vieux, notamment lors de ces vols aux dessus de la ville! Entre deux scènes de dévastation de ville réussites, on aura le droit à deux batailles entre Godzilla et King Gidhorah, la quantité n’étant pas le cadet de nos soucis en fin de compte, la qualité étant bien au rendez vous ! Puissant et violent, ce duel ravira à coup sur les fans de ces monstres, tout comme ceux voulant de la bonne baston à grande échelle (photo 5 et 6)! Au niveau des séquences purement Kaïju Eiga, le film est donc une réussite même si elles ne sortent guère du carcan pré fabriqué par les films précédents ! N’empêche, le plaisir est là.
Le film se veut plus intéressant pour diverses autres raisons aussi! On fera ainsi connaissance avec un Godzilla avant sa mutation génétique et sa surcroissance due aux bombes nucléaires! Ressemblant à un Tyrannosaurus Rex (le plus beaux spécimens est dans Jurassik Park, petit pub pour Spielberg) sans en être un, la vision de ce dernier se fait avec une certaine nostalgie, et se permet même de servir l’histoire pendant la seconde guerre mondiale (voir photo 7 : ombre menaçante) ! Cette séquence, où l’on voit Godzilla repousser une horde d’Américains et aidant ainsi les Japonais, en fera certainement sourire plus d’un, mais je trouve cette révision de l’histoire assez originale, peu racoleuse et plutôt réussie qui plus est, et ceux grâce à un voyage dans le temps ! Etant une des sources d’incohérences scénaristiques nombreuses dans les films de sciences fictions d’hier à aujourd’hui, le réalisateur à su ne pas céder à la complexité et aller à l’essentiel afin de rendre son film assez cohérent, même si on imagine sans mal que les conséquences du voyage dans le temps orchestrées par les Futuriens (j’adore leur blaze !) sont un poil trop facile. M’enfin, ce prétexte se révèle être payant, et on aura ainsi le droit à un Godzilla encore plus puissant, et bien plus menaçant au fil du film!
Godzilla contre King Ghidorah est donc un film sympa, pavée de bonnes intentions et se suivant avec plaisir du début jusqu’à la fin ! Mais il manque tout de même un soupçon de magie et d’âme à ce Godzilla contre King Ghidorah pour qu’il sorte réellement de l’ordinaire, cependant il reste indispensable pour qui veut connaître les derniers pas de Godzilla avant sa mutation…et l’ancêtre de Steven Spielberg ! Puis il est trop mimi Ghidorah quand il est petit...(voir photo 8).
Note : 6,5/10
Ps : voir le commentaire de Keizer ci dessous pour quelques infos supplémentaires