Guinea Pig : Devil Doctor Woman
Réalisateur : Tabe Hajime
Cast : Takenaka Naoto
Durée : 52 min
Origine : Japon
Année : 1990
Genre : Docteur Maboule
Après la bonne surprise que fût He never dies, voila (enfin) le dernier Guinea Pig portant le doux nom de« Devil doctor woman ». Ce dernier nous fait suivre les aventures segmentées d’une « femme docteur démoniaque » essayant de guérir des patients atteints de maladie pour le moins bien originale,plutôt inédite et parfois dégueulasse.
Première chose qui me frappe, et pas des moindres svp, la femme jouant le docteur à une sacrée touffe digne d’une Marge Simpson connue de tous (photo 1). Sérieux, sa surcroissance capillaire ne connaît jamais le plein cadre la pauvre, imaginez la tristesse de son coiffeur (si elle en a hein). M’enfin bref, le film est donc divisé en plusieurs segments présentant chacun une maladie (ou plusieurs pour l’un des segments) avec notre docteur guérissant (ou charcutant) ses patients avec des moyens souvent radicaux ! Toujours orienté comédie, plus ou moins réussi suivant les segments, ce volet des Guinea Pig évolue en dent de scie pour notre grand regret, l’intérêt du moyen métrage étant bien évidemment la pertinence des différentes maladies et les chutes humoristiques ou autres s’en ressortant.Passons sur les segments plutôt moyens et tout à fait inutiles des tête qui explosent avec des sfx grossiers ou encore sur le schizophrène et ses membres baladeurs totalement à la ramasse (photo 2) sans oublier le pauvre qui transpire du sang ! , et concentrons nous sur certains segments qui savent sortir du lot avec plus où moins de bonheur.
Le premier qui me vient à l’esprit est celui qui nous présente quatre malades qui font un petit tour d’horizon de leurs maladies sur le toit d’un immeuble. Ce segment pourrait être tout droit tiré d’une pièce de théâtre vu la disposition de nos quatre gugusses assis en ligne comme si il était en face d’un auditoire. Puis les maladies présentées sont pour la plupart soit marrante (voir le caca vivant se tortillant et criant la liberté où la faim : photo 3) soit répugnante (voir le pied en pleine dégénérescence, beurk : photo 4) et il faut bien avouer que la curiosité est bien souvent récompensée ! D’ailleurs, la touche finale, loin de toute méchanceté où effet gore pourri, présente une contagion d’un style rafraîchissant! Cool le segment en tout cas!
L’autre segment qui m’a fait bien rire est la terreur de « l’organe interne siamois » qui se targue d’être une parodie des films d’horreurs et autres slashers. Ce segment se fait un plaisir d’amplifier les codes et autres ficelles largement connues du genre ! En effet, voir ce machin gluant (photo 5) ayant la dalle se dandiner et poursuivre une pauvre femme qui esquive ses attaques (et aux ralentis s’il vous plait). C’est du pur nanar rudement assumé et j’adore !
Le dernier segment sortant du lot à mes yeux est la petite virée romantique d’un petit couple pas tout à fait comme les autres. En effet, le monsieur n’est autre qu’un zombie en pleine décomposition et voir le docteur se mettre une cuite avec ce gentil zombie (assez bien maquillé au passage) reste plutôt amusant. D’ailleurs, il est a noté que les dialogues sont savoureux, comme pour exemple la femme qui lance à son zombie « tu m’aimeras jusqu'à ta mort hein chéri ? » et que ce dernier répond « mais c’est déjà fait ! ». Un bon petit cru (photo 6)!Les autres segments m’ont paru bien mou et inutile, a part les moyens furoncle à tête d’humain qui pousse la chansonnette où encore le tatouage amovible avec pour conclusion une des visions les plus gore de ce volet des Guinea Pig. Et on en vient au fait le plus étrange de ce volet ! En effet, ce volet ne contient aucune vision choquante ni vraiment réaliste, et qui plus est relativement léger niveau gore. De plus, les différents effets sont, pour la plupart, de très mauvaises qualités. Quand on voit ces têtes exploser où ce tatouage déambuler sur le corps, on ne peut que se demander si le réalisateur ne se fout pas un peu de nôtre personne, même si le côté nanar provient peut être de cette incompétence ne fin de compte. Quand je vois les autres Guinea Pig, je me dis franchement que la transmission de savoir n’a pas dû être faite, à croire qu’ils se sont tous concentrés sur le problème capillaire de madame!
Le deuxième visionnage de ce moyen métrage m’a quand même paru bien mièvre, long et souvent ennuyeux. Mais il faut bien avouer que certains sketchs sont sympathiques comme tout! Néanmoins, c’est tout de même trop médiocre pour réellement convaincre le fan de gore tout comme celui qui voulait passer un bon moment.
Note 3.5/10