Tales of the Unusual
Réalisateur : Masayuki Ochiai, Masayuki Suzuki, Mamoru Hosi, Hisao Ogura
Cast : Akiko Yada, Ren Osugi / Kiichi Nakai, Megumi Okina / Renji Ishibashi, Masahiro Komoto / Izumi Inamori, Takashi Kashiwabara.
Durée : 126 min
Origine : Japon
Année : 2000
Genre : Horreur, Comédie, prise de tête et Romance.
Une petite troupe de personne se retrouve coincée dans le hall d’une gare à cause d’une averse de pluie battante. En attendant que le ciel s’arrange, un mystérieux individu (photo1) leur raconte quatre histoires aux styles bien différents, de l’horreur à la comédie en passant par un délire psychologique et une amourette. Il faut savoir de suite que c’est quatre histoires ne comprennent aucune liaison entre elles et que ce sont quatre réalisateurs différents qui s’y collent. Après une courte introduction dans la gare, nous voici parti pour le premier voyage à bord de l’épouvante.
« One snowy night » (photo 2 et 3) prend place en pleine montagne, lors d’une tempête des neiges des plus virulentes. Un avion passe bien sûr dans le coin et, pris d’assaut par la tempête de tous cotés, il s’écrase violemment sur un flanc de la montagne, loin de toutes civilisations. Quelques survivants arrivent à se sortir de l’avion devenu épave, et partent à la recherche d’un refuge, d’une aide afin de survivre. Mais ils transportent un fardeau de poids au doux nom de Mari, jeune fille blessée assez gravement et incapable de se mouvoir toute seule. Ralentissant le groupe, elle est laissé, seul avec elle-même, dans un semblant d’igloo creusé à la vite. Peu de temps plus tard, le groupe sans son fardeau fini par trouver un refuge et le froid va petit à petit se faire voler la vedette par une mystérieuse présence non sans but sanglant.
Tout partait plutôt bien dans ce segment bien introduit jusqu'à la découverte du refuge, avec ce crash et cette tempête de neige assez bien foutu. L’ambiance, dès lors arrivé dans le refuge, devient plus calme, mais aussi plus oppressante. Ce petit jeu de la survie entre les différents protagonistes fait plutôt tilte, et la loi du plus résistant se déroule sous nos yeux, et les regards parlent d’eux même, la tension est belle et bien présente. Mais cette tension, malgré les efforts du réalisateur, tombe peu à peu dans l’oubli, car on se retrouve en fin de compte, dans la seconde partie, à un banal film de fantôme mal troussé, pas original pour un sou et qui fait même pas peur. Dommage que la seconde partie laisse à désirer, car le début commençait sous les meilleurs auspices. Puis les personnages s’en vont s’en aucune émotion, puis ne parlons même pas du twist final complètement raté. Après cette déception et un petit détour par la gare, c’est reparti pour un autre segment lorgnant dans un style tout autre.
Samouraï Cellular prend place dans un Japon à l'ancienne avec un Samouraï plus que cool (photo 4 et 5). Il vit paisiblement sa petite vie dans sa paisible petite maison dans un paisible petit village. Il voue un culte particulier au parti de jambe en l’air en dépit de tous les codes de Samouraï. Mais bon, il reste cool comme mec. Puis un jour, au détour d’un chemin rural des plus tranquille, avec le bruit du cricket à l’appui (et toujours le même d’ailleurs, qui survie au fil des saisons et des ères, qui délivre toujours le même son
fantasque de la nature), le Samouraï découvre un petit objet ressemblant étrangement à un téléphone portable, puis après une première approche toute en finesse, le bip bip retentit, et c’est avec ce pitch plus qu’originale que commence ce segment à l’humour dévastateur. Les situations cocasses s’enchaînent, et la sonnerie du téléphone devient une source d’humour, et les rires m’ont souvent envahi avec plaisir. Comment ne pas rigoler quand le téléphone retenti alors que les troupes suivent notre cher héros, où s’extasier alors que ce dernier essaie de découvrir la fonction de cet objet trop futuriste où une voie (même elle m’a fait rire) lui adresse la parole personnellement. L’acteur joue à merveille son rôle, avec une légèreté et un brin de folie maîtrisé, tout comme les autres d’ailleurs, et dans le registre des satisfactions, le cadre historique m’a l’air plutôt bien retranscrit, tout comme la mise en scène, simple et efficace. J’ai vraiment aimé ce segment, très original, à l’humour très réussi, puis même la fin, un peu grotesque (Ahaha, Napoléon quoi, mais bien sûr !) ne me dérange pas plus que ça. Super !
Re détour dans la gare et voici venu le troisième segment nommé Chess (photo 6, 7 et 8), qui change encore de registre, et qui se dirige tout droit vers un délire psychologique troublant. En effet, on nous propose d’entrer dans la tête d’un joueur d’échec. Déchu lors d’une confrontation contre une machine au échec, un joueur est contacté quelques années plus tard par un mystérieux vieillard pour une partie non pas sans surprise. C’est donc parti pour une nouvelle partie d’échec grandeur nature, sauf que cette fois ci, le monde extérieur évolue en fonction des coups joués. Cela commence par la mort en live d’un homme servant de simple pion sur un échiquier géant. Et notre joueur comprend donc que chaque coup sera synonyme d’une mort atroce, d’où une réflexion qui va crescendo le rendre encore plus fou. Le film nous propose d’évoluer dans un monde vraiment génial, plein de folie et d’idée Ainsi notre héros essaiera de s’échapper de ce trop plein de tension, mais 
Le dernier segment, intitulé « The marriage simulator » fait dans le banal et le reposant. On a le droit à une petite histoire d’amour mixé avec un petit peu de science fiction. On suit donc notre couple aller dans une organisation permettant de voir l’avenir en se mettant des capteurs new design sut la tête (voir photo 9). Puis bien sur, l’avenir ne sera pas celui rêver, et notre couple de joyeux tourtereaux vont s’en poser des questions. Ce segment est porté par les épaules de notre couple qui est plutôt sympathique d’ailleurs car ils jouent dans la simplicité sans en rajouter, c’est donc assez facile de s’identifier à eux. Ce dernier segment s’en retrouve assez réussi dans son genre, même si la science fiction très légère n’apporte en fin de compte aucune valeur ajoutée à ce film. Un dernier petit segment sympa donc, mais cassant pas des briques non plus.
Tales of the Unusual est en conclusion une bonne surprise, les films à sketch n’étant pas mon passe temps préféré. Malgré un premier segment que j’ai trouvé pas top du tout, les autres sont excellents, avec en double coup de cœur le délire Samouraï Cellular et Chess, de part leurs originalités et du plaisir ressenti. Entre rire et prise de tête, il n’ y donc plus qu’un pas. Puis les transitions entre chaque segment jouent bien leurs rôles, les scènes dans la gare n’étant pas si anodine finalement.
Une bonne surprise ce Tales of the Unusual.
Note : 7,5/10
PS : cette note serait plus élevée sans un premier segment bien trop moyen à mon goût.