Nin Nin

Publié le par Laurent

g-00006775.jpgRéalisateur : Masayuki Suzuki
Cast: Kazuyuki Asano, Mikihisa Azuma, Yuri Chinen, Shiro Ito, Gori, Shingo Katori, Takeshi Masu, Rena Tanaka
Durée : 108 min
Origine : Japon
Année : 2004
Genre : Nanar neuneu mais Nin Nin
 

Nin est le nom donné à Kanzo Hattori (photo 1), un jeune ninja intrépide du clan Iga. Devenu adulte, il est envoyé par son père à Tokyo pour trouver un maître à servir. Nin jette son dévolu sur Kenichi, un écolier d’une dizaine d’années ne se sentant pas super bien dans sa peau (photo 2). Grâce aux conseils de Nin, Kenichi réussit à se faire respecter. Mais un jour (roulement de tambour !), Kurokage, un ninja à la solde du clan Koga ramène sa fraise. Il faut savoir que ce film est inspiré du manga «Ninja Hattori-Kun ».1.JPG2.JPG

Sacré Hattori va ! Il porte pratiquement tout le film sur ses épaules le pauvre ! Chaque présence à l’écran de ce dernier est un pur moment de fraîcheur (photo 3)! Nin Nin raconte donc les aventures d’un ninja en mission! Cette dernière semble cool comme tout, et la première partie du film qui est aussi la meilleur, reste très bonne enfant et se focalise sur le choc des cultures, des âges et des époques ! Ainsi, notre Kanzo Hattori est aussi fort que Nin Nin ! Toujours souriant jusqu’à l’excès, grimaçant comme personne et gesticulant tel une limace, il est réellement unique (photo 4)! Les chutes humoristiques qui en découlent ne manquent pas de sel, avec ce Ninja dormant à même le plafond en souriant comme un roi où encore faisant une partie de cache-cache perpétuel avec les personnes autres que son maître (photo 5) ! D’ailleurs, ce dernier utilisera des techniques de Ninja connus de tous, tel le bambou tuba pour se cacher et respirer dans l’eau ou encore le tapis camouflage pour se fondre n’importe où ! La mise en image de ces techniques est souvent sympa, avec des sfx malins. Il n’y a qu’à voir cette séquence ou notre ninja utilise ses techniques en pleine promenade avec Kinuchi pour s’en convaincre (photo 6)! Un seul vrai duel aura raison de nous dès les premières minutes du long métrage, confrontant Kanzo Hattori à son maître qui n’est autre que son père ! Ce duel est loin d’être parfait (mouvement parfois étrange des personnages, chorégraphie assez pauvre) mais profite de quelques plans ingénieux pour en fin de compte nous satisfaire comme ces travellings en hauteur où l’on voit les deux combattants évolués selon différents plans !3.JPG4.JPG5.JPGLes relations de Kinuchi le jeunot avec Kanzo Hattori le ninja vaudront son pesan d’or en première partie, mais malheureusement, la seconde partie du film est carrément plombée par un trop plein de bons sentiments jusqu’à l’écoeurement ! L’arrivé du méchant Kurokage, ninja du clan Koga et tout de cuir vêtu, laissera petit à petit un goût amère au fil de ses apparitions, car il n’est jamais réellement convaincant dans son rôle, il ne fait en fin de compte que froncer des sourcils pour faire son agressif (photo 7) ! Le duel final opposant Kanzo Hattori à Korukage ne fait même pas étalage des différentes techniques de ninja précédemment vu dans le film, un comble ! On aura ainsi le droit qu’à quelques coups d’épées peu inspirés et à une longue remise en question bien pompeuse de Korukage ! C’est vrai qu’on découvre enfin Kanzo Hattori sans son sourire de fou, mais bon, tout ça pour ça ! De plus, je trouve que le réalisateur traite les problèmes liés à l’enfance (rejet des autres, amour secret, besoin de considération) de façon assez maladroite et mièvre ! Alors c’est vrai, Nin Nin est à priori un divertissement familial, en particulier destiné à un public très jeune, mais le manque d’originalité finira tout de même par vous saouler tôt ou tard ! C’est réellement dommage tout de même, car Nin Nin constitue une vraie bouffée d’air frais dans sa première partie, avec un humour constamment renouvelé et faisant souvent mouche. Puis la kitsch environnant est aussi un gage de qualité à mes yeux, avec ces costumes de ninja d’un bleu pygama où encore le « je m’en foutisme » des parents de Kinuchi avec ce dernier sous oublier la musque nunuche, et même la mise en scène est agréable et les effets de styles gentillets comme tout!
6.JPG7.JPG

Mais non, Nin Nin n’est pas une réussite pour autant, et constitue un divertissant qui est vite vu, vite oublié…quoique que Kanzo Hattori et son Nin Nin constitue un très bon souvenir, pas comme la marque Happy Cola apparaissant toutes les dix minutes….


Note : 5,5/10

Publicité

Publié dans Kick and Sword

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
En effet Kumité est un des seuls qui résiste mais cela prouve que le VRAI cinéma asiatique reste marginal car des films Occidentalisés tel que Hero, le secret des poignard volant, Wu ji, la cité interdite et les nouveaux films de Wong Kar Wai ou encore les film d'auteur asiatique plus apte à passé dans les festivals et à plaire à l'europe donne une mauvaise image et publicité au cinéma de genre (Polar, Action, Comédie cantonnaise, chambara, kung fu, etc.) Asiatique alors que c'est celui la meme qui inspire tout les autres film de genre mondiales.Pour en revenir au magazine moi aussi je souhaite une longue vie à score asia surtout quand on voit les gens sérieux qu'il y a derriere en espérant qu'il ne connaisse pas le meme sort que ciné asia, pulp asia, keiju eiga, mad asia etc.
Répondre
R
J'en connais qui achète KUMITE ;-) bon moi je ne l'ai pas encore vu (en fait je ne suis pas vraiment emballé par la jaquette qui nous vend un vrai film de ninja !?!) ce w-e jme suis fais Love Battlefield sympathique premier film mais chiant (on sent que c'est une première oeuvre) du futur réal de Dog Bite Dog. Merci Score Asia pour nous faire découvrir cet inédit abouti visuellement (magnifique éclairage et photos) mais manquant sérieusement de tension (dommage pour un film sur le kidnapping)
Répondre
L
Sympa Kumite comme magazine! C'est le seul à avoir résister depuis belles lurettes à l'apocalypse  touchant la presse sur le ciné asiat, puis les films, bouseux ou pas, ont le mérite d'être proposé à prix réduits! Puis Score Asia ne se pose pas en tant que concurent, mais bien en tant que vision parallèle et légèrement différente de la presse asiatique, beaucoup plus marketing (avec ces photos énormes et ces accroches exagérées), avec son premier numéro et son film (que je n'ai toujours pas regardé). M'enfin, je souhaite une longue vie à ce Score Asia et ses DVD inédits!