Guinea Pig : Mermaid in the manhole
Réalisateur : Hino Hideshi
Cast : Ruu Go, Somei Mari, Saiki Shigeru, Hisamoto Masamu
Durée : 57 min
Origine : Japon
Année : 1988
Genre : La petite sirène en pleine puberté !
En parallèle à l’ignoble Devil’s Experiment, le premier dvd fr des Guinea Pig se voit aussi attribué un Mermaid in the manhole de bien meilleur augure. Donc tout d’abord, on a bien le droit à un vrai moyen métrage, avec une histoire originale et de vrais comédiens. Mais pas de souci pour autant, Mermaid in the manhole rempli entièrement son cahier des charges pour qui est en droit d’attendre des Guinea Pig nombre de démembrement, de gore à outrance et de souffrance. Le pitch de ce volet n’est pas énorme, mais a au moins le mérite d’être original. Mermaid in the manhole raconte donc l’histoire d’un peintre blasé (photo 1) qui découvre par hasard, dans les égouts, une sirène qui à l’air mal en point (photo 2). Il la prend donc sous son aile et la ramène chez lui, la sirène lui proposant de servir de portrait pour qu’il la peigne. Petit à petit les choses vont empirer, et les quelques mycoses apparentes sur la sirène vont rapidement évoluer sur tout son corps. Bien sûr, le peintre va tout faire pour l’aider, mais aussi pour finir son tableau évoluant au jour le jour.
Alors, sympa le pitch non ? Bon trêve de bavardage, car ce dernier n’est bien qu’un prétexte pour vous en faire voir de toutes les couleurs. Au début, c’est tout calme, avec à peine quelques champignons sur la peau de la belle sirène (photo 3), mais petit à petit, ça va devenir réellement répugnant. Bon, on pourra sourire lorsque le pue se voit attribué une panel de couleur allant du jaune au violet permettant au peintre de finir son œuvre (l’art contemporain reste indiscernable à mes yeux…), mais n’empêche, les sfx et le maquillage sont excellents et on prend un plaisir coupable à regarder ce gore jaillissant à n’en plus finir. Puis après, on a même affaire à des vers répugnants se dandinant comme des petits fous sur notre chère sirène qui n’a décidément pas de chance (photo 4 : mangez des pattes), d’ailleurs je conseille à tous de garder le ventre vide si il vous venait l’idée de regarder ce film, car à défaut d’être choquant, c’est tout de même bien dégueu dans le genre. A la vue de ce qui se déroule sous nos yeux ébahi par tant de finesse, on ne peut que comprendre le désarroi et la panique du peintre amoureux de sa sirène et les souffrances de cette dernière subissant les pires sévices par son propre corps (photo 5 et 6).
Pendant les 50 minutes du film, je ne semble pas m’être ennuyer une seule seconde, car en plus d’être vraiment réussi niveau gore, on se voit attribué un Guinea Pig ressemblant à un vrai film. Si la réalisation ne verse pas la démesure, on a au moins la chance de suivre un film à la mise en scène posée et sobre allant à ravie face aux aventures de la petite sirène. Puis les deux comédiens principaux restent plutôt convaincants, à défaut du couple de voisin qui sert pas vraiment à grand-chose ici! Tout ça est loin d’être parfait mais je le répète, on se sent bien en face d’une œuvre cinématographique qui est plutôt plaisant à suivre, avec un réalisateur blasé du monde pollué d’aujourd’hui (la passé est montré grâce à quelques tableaux où la nature règne en maître ! Pour un Guinea Pig, ce n’est en fin de compte pas trop demandé d’avoir un film « assez convaincant ».
Note : 5/10