Guinea Pig : Flower of flesh and blood
Réalisateur : Hino Hideshi
Cast : Tamura Hiroshi, Yugao kirara
Durée : 42 min
Origine : Japon
Année : 1985
Genre : Faux snuff movie
Avril 1985, les cerisiers sont en fleurs a Tokyo. Le dessinateur Hideshi Hibino reçoit un paquet d’un admirateur. Il contient un film 8 mm, 54 photos et une lettre de 10 pages. La lettre parle d’un crime horrible perpétué par un maniaque.
Le film 8 mm est authentique, on y voit un homme démembrer le corps d’une femme pour compléter sa collection. Ce film doit rester secret.
Hideshi Hibino s’en est inspiré pour réaliser ce semi documentaire.
Un air de famille n’est ce pas ? En effet, Flower of flesh and blood commence comme Devil’s experiment, le tout premier Guinea Pig, avec une citation le présentant. Ces deux films partagent aussi le même but ; à savoir reconstituer un faux snuff movie, sauf qu’après la torture, on a le droit ici à du découpage et autre tranchage de membre. Et oui, ce monsieur veut reconstituer les fleurs de sang d’un cerisier (allez comprendre..) et pour ce faire, il kidnappe une femme pour assouvir son besoin artistique ! Le film commence donc par un rapt d’une jeune femme dans la rue. Et puis on se retrouve directement dans la chambre du boucher. Et ce n’est qu’à partir de là que commencent réellement les « réjouissances » , à savoir du sang, des tripes, du matériel de boucher et autres instruments tranchants et en prime, un mix de Dark Vador et d’un Samourai déchu en bourreau (photo 1). La suite du film est donc une réelle boucherie dans le vrai sens du terme, avec de violentes découpes de bras (photo 2), de jambes et d’une tête (photo 3), et le tout sous quelques paroles a priori poétiques mais demeurant à mes yeux bien pathétiques. Bien sûr, on n’échappera pas aux vers se trémoussant sur le corps, aux zooms délicieux sur les tripes à l’air (photo 4) et, clou du spectacle, au vol plané d’une tête sous pression rebondissant sur le mûr avant de s’échouer à même le sol avec un second degré involontaire. Ce second degré est en fin de compte plutôt bienvenu, mais n’est malheureusement pas souvent de la partie!
Par contre, au niveau cahier des charges des Guinea Pig, ce film ne fait pas dans la demi mesure niveau maquillage et effets spéciaux car on assiste à un réel tour de force de ce côté-là. Les plans rapprochés parlent d’eux même, le réalisme est vraiment de la partie (malgré quelques plans sentant très légèrement le caoutchouc). D’ailleurs un certain Martin Sheen à contacté le FBI à l’époque, croyant voir en Flower of flesh and blood un réel snuff movie (l’effet de l’alcool peut être, voir pire..). M’enfin même si le tout s’avère réellement bien foutu (photo 5, excellente vue générale), certains détails frappent quand même le spectateur, tel les images du bourreau en lui-même, sur jouant son personnage dans le ridicule le plus totale, faut le voit le gugusse racontant ces poèmes en découpant de la viande, déguster un oeil….(photo 6).
Sinon, ce volet, en plus d’avoir de magnifiques sfx, se paye le luxe d’être aussi ennuyeux que son grand frère avec un rythme inexistant. On assiste à la découpe d’un bras, puis il change d’outils, puis il découpe l’autre bras, puis les jambes y passent, ect et c’est tout. Bref, c’est chiant à mourir. Puis la conclusion, à savoir une visite en avant première de la galerie montrant les œuvres du bourreau, ne remonte absolument pas le niveau. Quelques très rares sentiments de malaise nous viennent à la gorge tout de même pendant le moyen métrage, mais le sentiment d’avoir en face de nos yeux une œuvre à la gloire des effets spéciaux prend vraiment trop le pas!
Ce volet des Guinea Pig est donc encore une fois de piètre qualité mais est tout de même bien moins immorale que Devil’s Experiment, notamment grâce à un second degré malheureusement assez rare, puis comme les sfx sont d’un bon niveau, on peut affirmer que Flower of flesh and blood est très légèrement meilleur que son aîné. Mais ce n’est qu’illusion, car la comparaison de ces deux films est en fin de compte tout à fait inutile, car Flower of flesh and blood fait bien partie de ces films à éviter, pour peu que l’ennui où ce genre d’œuvre primitive vous intéresse.
Finissons d’ailleurs cette critique par la petite citation de fin clôturant le film au vent de mystère :
On suppose qu’au moins deux criminels sont impliqués dans ce crime. L’un a exécuté la victime et l’autre a tout filmé. Il y a eux de nombreuses victimes depuis. Selon nos sources, la police mène une enquête secrète. C’est un crime sans précédent dans les archives criminelles du Japon
Note : 1/10