Ichi The Killer

Publié le par Laurent

Réalisateur : Takeshi Miike
Cast : Asano Tadanodu, Tsukamoto Shinya, suen Pauline, Omori Nao, Sugata shun
Origine : Japon
Durée : 120 min
Année :2001
Genre : Extreme Yakusa Party

Bon, depuis le temps que je voulais le voir celui là, me voici enfin devant ce coffret collector esthétiquement très sympathique (version non censurée).
Comme un fou furieux je me mets le DVD avec pour espoir d'assister à un film complètement barjos, nunuche, violent et amusant aussi.


Alors déjà, je commence à mater le film en pensant qu'Ichi est le petit blondinet du film, bah non, donc après mettre remis de mes émotions, bah je continue la vision de ce film qui n'arrive pas me déconcentrer, puis bah 2 heures après, un constat s'impose, bah il est fun ce film, même si après introspection, je me demande si je deviens un psychopathe à regarder ce genre de film : suis-je fou, suis entrain de le devenir ? Où suis-je plutôt un fan de cinéma bis complètement assumé ?Alors je m'explique, le film est ponctué de pleins de scènes plus ou moins sadiques, du viol assez violent à coup de tatane à la séance de torture sorti d'un autre monde, de jeu de fléchette avec des épines où tige en fer bien balaise au scène de meurtre bien sanguinolente. Ces scènes sont vraiment bien foutu, et arrivent pour certaines de nous mettre dans une ambiance teintée de peur et d'angoisse, mais aussi avec un certain humour coupable et bien foncé de chez Miike. Le monsieur s'amuse comme un petit fou, tout d'abord avec ces deux héros.
Le premier concerne monsieur Akihara (photo 1 et 4), tueur blond fashon, son look est effectivement énorme, mais il n'y a pas que ça. Il a une tronche pleine de cicatrice, de blessures, et très extrême dans son genre. En effet, il n'éprouve aucune douleur à faire mal, aucune compassion, bref, c'est un monstre, mais notre deuxième héros, un certain Ichi (photo2), va commencer à faire peur au premier. Et lui, c'est tout le contraire. Ce dernier se fait manipulé le cerveau pour ensuite tuer des gens, puis il y va pas de main morte, le sang gicle, les têtes volent, les corps se démembrent, notre Ichi fait bien plus peur que tous les autres personnes du film, il est instable, et un seul sourire de lui m'a souvent fait frissonné peur de la suite des événements.
Et petit à petit le duel semble inévitable.
Le scénario, quoique que parfois brouillon, se prend jamais la tête. Miike, partant d'un concept tout bêta, se permet de nous pondre un mix de mise en scène tout à fait sympathique, du simple moment contemplatif où la caméra pose même le sol en passant par des passages surmontés (teinte de l'image saturé, accéléré ralenti) où encore des moments plus zen. Le truc, c'est que sa mise en scène est complètement aléatoire, comme dab me direz vous, mais que ça fait du bien de voir la liberté de ce Miike. Aucun schéma pré établi pour ce film, il emmerde le conformisme, ceux qui ont fait croire que le cinéma était codifié, non, Miike montre à tous que le cinéma peut aussi nous surprendre.

Le coté BD du film aide beaucoup à supporter toutes les sévices qu'endurent les victimes du film, et heureusement car un ton grave aurait complètement gâché la vision de ce film, même si Miike s'autorise quelques flashback d'un viol qui fait assez froid dans le dos et aussi quelques passages émouvants, voir notamment avec un des fils d'un yakuza.

M'enfin que dire de plus, j'ai adoré ce film, changeant de ton constamment, audacieux sur son excessivité, et malgré quelques passages parfois un peu longuet, ce film est excellent.



Note : 8/10

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