Cut : Three Extremes

Publié le par Laurent

3ExtremesAffiche.jpgRéalisateur : Park Chan Wook 
Cast : Byeong-Heon Lee, Hye-Jeong Kang, Jang-Ah Yum, Won-Hie Lim
Durée : 10 min
Origine : Corée du Nord
Année : 2004
Genre : Tout beau, tout mou

Après le choc que fût Oldboy, Park Chan Wook et ses deux confrères Takeshi Miike et Fruit Chan se lancent dans un projet ambitieux : réaliser trois sketchs ayant pour thème l’horreur. Le nom de l’œuvre complète est plutôt évocateur : Three extremes ! Cet article est seulement consacré à l’opus de Park Chan Wook, à savoir Cut !

Cut raconte les mésaventures d’un réalisateur qui est pris en otage chez lui par un mystérieux individu. Ce dernier a piégé la femme du réalisateur à l’aide d’un mécanisme relativement sadique : ces petits doigts sont fixés sur le piano et sont spécialement disposés pour être tranchés avec facilité ! Mais que veut il ce type d’abord, bah rien de spéciale à priori ! Commence alors un jeu  très étrange où le preneur d’otage joue avec son poulain jusqu’à ce que le réalisateur découvre certaines vérités par toujours facile à entendre.1.JPG
La façon dont Park Chan Wook commence son métrage m’a directement énervé : on sait que tu es fort techniquement mais là, ça sert à rien Park, surtout que c’est du pompage inutile et bien trop académique ! Rappelez vous du fabuleux huit clos de David Fincher, à savoir Panic Room et son fabuleux plan séquence de quelques minutes, bah Park Chan Wook a voulu faire pareil sauf que dans le genre inutile, c’est assez puissant faut l’avouer ! Les deux plans séquences s’y ressemblent comme deux gouttes d’eau avec une caméra qui se faufile dans de petits trous avec des mouvements de caméra à la physique s’y lisse et tracé que l’ont pourrait employé le jargon d’un Terminal S pour définir la trajectoire : mouvement rectiligne uniforme ! Bon, il faut aussi avouer que visuellement, c’est relativement sympa, mais on reste sur sa faim quand on voit la finalité de la chose ! Dommage même si c’est beau, lisse et tout doux comme début.2.JPGOn découvre par la même occasion le personnage principal interprété par Byeong-Heon Lee (photo 1), un gugusse qui ne vous est certainement pas inconnu vu que c’est le héros de l'excellent A Bittersweet Life où encore de The Good, The Bad and the Weird, ce dernier ne devrait pas tardé à arriver chez nous d’ailleurs. Pèpère, gentil comme tout, il a tout de l’homme parfait ! Mais une fois rentré chez lui, il se fait assommé par un mystérieux individu qui ne lui veut pas que du bien !  En se réveillant attaché à un élastique introduit grâce à un autre plan séquence numérique sympa (bah décidément…), il croise le regard de son agresseur et celle de sa femme qui est entourée d’un piège effroyable (voir photo 2 : trop difficile à décrire). Que veut il, pourquoi toute cette mascarade, vous le saurez, pas de souci ! Le preneur d’otage (photo 3) demande à son pantin de le faire rire, d’avouer certaines vérités et petit à petit les choses vont s’éclaircir pour lui comme pour nous! Puis pendant ce temps là, la femme piégée perd quelques doigts en route! M’enfin je ne vais pas trop vous en dire, peur de spoiler l’œuvre de Park.3.JPG4.JPGUne chose est sûre, Park Chan Wook est un pro de l’image léchée ! En effet, le lieu où se passe ce moyen métrage est ainsi un personnage à part entière, Park optimise chaque mètre carré de la salle comme il le souhaite ! On en ressort avec les pupilles pleins de bonheur, le visuel du film étant sa grosse valeur ajoutée. Mais je trouve que le reste n’est que tromperie, plat et sans puissance. Pour commencer, l’interprétation des personnages principaux demeure bien trop moyenne pour convaincre et palper leurs sentiments et autres souffrances morales n’a jamais été de la partie. Il faut avouer par contre que le preneur d’otage reste sympa dans le genre, complètement imprévisible et bien mystérieux (photo 4 : en plein délire)! Par contre, la femme subie et se tait (est ce un message sexiste de la part de Park Chan Wook ? n’allons pas jusqu’à la !). Puis le fil rouge de l’œuvre et sa fin ne sont pas si top que ça, malgré un retournement de situation et quelques choix cruciaux très difficiles à prendre de la part du réalisateur (pas de Park, de l’otage : faut suivre au fond de la salle)! La tension qui ressortira du métrage reste bien trop faible, et ce n’est pas le peu d’excès visuellement cool de gore (photo 5) et de doigt découpé qui permettra de valoriser le tout. La vengeance revient au cœur des préoccupations de Park Chan Wook sauf que cette fois ci, je ne comprends pas trop en quoi son message permet de contribuer à sa définition cinématographique personnelle de ce thème qui lui est si précieux.5.JPGComme vous l’aurez tous compris, je n’ai pas su apprécier cette œuvre ! Peu sensible à toute cette mascarade, j’en reste assez baba vu la platitude d’un film qui a cependant des qualités visuelles excellentes. Un moyen métrage aussi beau que plat quoi… 

Note : 4/10

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Publié dans Gun and violence

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Y
Excessif et raccoleur. PCW dans tout ce qu'il a de plus mauvais. Du non cinéma dans sa splendeur la plus totale. A vomir
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L
<br /> <br /> N'oublions pas les sacs plastiques à côté des sièges pour la prochaine fois au cas où ^_^.<br /> <br /> <br /> <br />