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Kick and Sword

Réalisateur : Ching Siu Tung, Raymond Lee
Cast : Ling Ching Sia, Yu Rong Guang
Durée : 94 min
Origine : Hong Kong
Année : 1993
Genre : Wu Xian Pian sensuel


The east is red / Swordsman 3 est le dernier volet d’une trilogie HK bien spéciale car elle fût la témoin (et actrice à temps plein) d’un soap opéra live des 90’s ! Pas mal d’événements se sont en effet multipliés entres le staff technique et le cast, ce qui eu une énorme répercution sur la production cinématographique de cette époque. Replaçons nous dans le « simple » contexte de la trilogie pour ne pas trop se perdre.

 

Le premier volet de la trilogie a eu un rôle bien particulier : faire renaître le Wu Xian Pian à la sauce Tsui Hark ! Oui, c’est ce dernier qui produit, et qui dit Tsui en tant que donateur de fond et superviseur dit Tsui au pouvoir. Pour se faire, il arrive à persuader King Hu pour la réalisation (L’hirondelle d’or où encore Touch of zen : c’est lui) et s’entoure de Ching Siu Tung et ses acolytes pour la chorégraphie des combats tout en n’oubliant pas de réunir un budget réellement conséquent pour l’époque : bref il y a du talent et des moyens pour casser la baraque.                                             Le remplaçant de Jet Li : Yu Rong Guang

Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu, Tsui Hark rentre en conflit avec King Hu, ces deux là n’étant pas sur la même longueur d’onde sur le plateau : King Hu doit réaliser un film qui n’est pas de lui, il a les mains guidées par le marionnettiste Tsui Hark !


Conclusion : un film bordélique, confus, où l’on ne comprend pas grand-chose. Il s’y mêle un contexte pseudo historique avec une aventure se déroulant sous la dynastie de Ming (pour changer !) et des combattants aux pouvoirs surnaturels le tout dans un montage au découpage horriblement typée HK (trop vif et épileptique dans le mauvais sens du terme pour y comprendre un semblant quelque chose). Ça fait quelques semaines déjà que j’ai regardé ce film et je n’en tire absolument aucun souvenir : c’est pas normal, d’autant que je suis un fan compulsif. La narration prend des raccourcis mal abordés, les événements s’enchaînent sans cohérence, les personnages volent sans avoir de but précis, les enjeux sont absents … c’est quoi ce bordel ?
                                     Même pas ridicule sur son mat (et c'est un espion)

Bon, Tsui a chié sur ce coup quand même (mais la faute ne revient elle qu’à lui ? mystère…), mais la suite du premier volet se révèle tout de même bien plus glorieuse pour la trilogie. Tsui à sous ses ailes un certain Jet Li, avec qui il a lancé la saga Il était une fois en Chine, le revival captivant du Kung Fu Pian. Sera donc présent au casting ce dernier mais aussi Ling Ching Sia, une autre égérie de Tsui déjà présente dans un de ses plus grands succès Zu, les guerriers de la montagne magique (que je n’ai toujours pas vu, euh...). Il ne reste plus qu’à confier la caméra à un réalisateur de confiance tel que Ching Siu Tung, un de ses anciens collaborateurs qui a aussi réalisé en 1983 Duel to the death, film annonciateur du genre même (et bien plus percutant que le machin The Sword de Patrick Tam de 1981 beaucoup trop surestimé à mon goût). Bref, y a du beau monde encore pour Swordsman 2
                  Une image poétique souvent vue (voir Nin Nin et Shinobi pour les plus récents)

Le premier volet digéré, il fallait donner suite à un film au récit mystère (pour moi hein !). L’histoire de ce second volet met en jeu le Canon du tournesol, un manuscrit renfermant le secret du Kung Fu Ultime. Jet Li y joue un guerrier porté sur le vin et les femmes. D’ailleurs, il tombera amoureux de l’invincible asia, un guerrier ayant changé de sexe pour devenir encore plus puissant ! No suspens, ce Wu Xian Pian est un petit bijou, il réussi à mélanger les cultures (Chine et Japonaises avec pour ce dernier une vision des ninjas qui vaut son pesant d’or), les querelles amoureuses, les combats surnaturelles impressionnants et un récit élégamment narré (tout le contraire du premier justement)! Puis il est rare de voir un Wu Xian Pian aussi sensuel porté par des actrices crevant l’écran. Jet Li n’y joue pas un second rôle pour autant, sa jeunesse et sa jovialité étant un atout de taille dans ce film, mais la femme y tient tout de même les reines, que ce soit une Ling Ching Sia au regard de braise et une Rosamund Kwan noyant sa tristesse avec élégance. Mais attention, on ne retrouve pas devant un film dénué de personnalité : les plans et le découpage made in hk sont bien présents (et dans le bon sens du terme), compréhensibles et maîtrisés. Bref, quelle réussite ! Swordsman 2 en devient un des fleurons du genre Wu Xian Pian …
                                     Quand je vous dis que la femme tient les reines ...

Maintenant, abordons le troisième opus, the east is red où plus simplement appelé Swordsman 3. Le titre amène ma première question, mais où est donc passé Jet Li, le Swordsman d’avant ? Comme à son habitude (voir son histoire avec John Woo et la trilogie du Syndicat du crime), Tsui Hark s’embrouille une de fois plus avec Jet Li cette fois ci. Les répercutions se font tout de suite sentir, avec tout d’abord un quatrième volet de la saga Il était une fois en Chine catastrophique sans son Wong Fei Hung favori, mais aussi avec une absence remarquée dans le dernier volet de la trilogie Swordsman. Bref, il est où l’homme à l’épée ?

 

Nulle part, car ce dernier volet accentue le rôle de la femme par rapport à Swordsman 2 déjà bien fourni en la matière. Ling Ching Sia revient en tant qu’héroïne repartant défier d’autres femmes usurpant son idée d’Invincible Asia. Sur son chemin, elle croisera une ancienne amante, mais aussi un général Japonais un peu trop conquérant, des sectes et autres guerriers, et un homme ami et ennemi à la fois joué cette fois ci par Yu Rong Guang, qui remplace ici Jet Li comme il le peut. Ce troisième opus se révèle être un bon Wu Xian Pian, à défaut de réitérer l’exploit de second opus, car ça commence à sentir tout de même un peu le réchauffé malgré des efforts visibles à l’écran.                              Ah Ling Ching Sia et ses grands yeux : hypnotisante beauté !

C’est bien Ching Siu Tung et son compagnon Raymond Lee qui réalisent, d’où une maîtrise technique sautant tout de suite aux yeux : magnifique décors à l’ambiance saisissante, narration maîtrisée, mise en scène agréable : on se retrouve en terrain connu avec plaisir, même si, à la longue, on se sent parfois trahie par la tournure des événements ! Le début annonce un récit intéressant avec une croisée des cultures prometteuses, avec les occidentaux et leurs armes à feu, les chinois et leur kung fu bondissant et les Japonais toujours aussi conquérants. Mais les idées de départ sont vite noyées dans le récit à tiroirs du film car ici, on ne se pose pas beaucoup de question, sauf pour les querelles amoureuses lesbiennes et lors des joutes et autres batailles navales.
                   Affrontement titanesque dans les airs (en mouvement, c'est encore mieux !) 

Oui, batailles navales ! Les joutes câblées sont peu présentes et laissent la place à des batailles sur mer,  avec des coups de canon et autres explosions de moyenne facture malheureusement. Malgré la beauté des navires et de quelques plans impressionnants, ces batailles restent peu puissantes; tout cela dû à une ambition mal mesurée par rapport aux budgets. Pour croire  à ce genre de séquence, il faut des plans larges, de l’ampleur… on dirait presque que ces batailles sont filmées comme un combat, technique ne fonctionnant mais alors pas du tout pour ce genre de séquence : petit beurk (d’ailleurs l’idée sera reprise et bien mieux gérée dans le cinquième volet de la saga Il était une fois en Chine, Dr Wong et les pirates) !

 

Mais à côté de cette déception, dès qu’un combattant s’élève au dessus des mers, on passe du coq à l’âne et la technique s’adapte de suite à ce qu’on à l’habitude d’apprécier chez Ching Sui Tung et consort: ça bondit, ça se bat dans tous les sens jusqu’à prendre les voiles des bateaux pour cogner son adversaire, bref, c’est beau et impressionnant…mais situé entre deux coups de canon d’une batailles navale. Il n’y a pas que ça , mais à la fin du film, on en ressort tout de même un peu saoulé de ce mal de mer ...                                 Une explosion qui renvoie notre héroine au premier plan

Par contre, je suis tombé amoureux au moins une dizaine de fois dans le film. Rarement je n’aurais vu des actrices autant mises en avant dans un film de cet acabit (à savoir le Wu Xian Pian sérieux). Malgré sa sexualité un peu spéciale dans le film, la sensualité de Ling Ching Sia et son regard perçant l’écran nous hypnotisent comme jamais pendant tout le film. Heureusement qu’elle est là la miss, car le scénario n’est pas passionnant sur la longueur …
                                 Un peu (beaucoup) de charme ne fait de mal à personne

La trilogie évolue donc en dent de scie, passant du coq à l’âne avant de finir en douceur. Elle marqua son époque par ses dérivés et autres démêlés entre producteurs, acteurs et réalisateurs, avec un Tsui Hark se plaçant au milieu de toutes ses mascarades. C’est peut être ça la magie du ciné HK, ces défauts et aussi ces qualités, fort heureusement !


Note : 7 / 10

Biblio : book bonus de l'édition dvd hkvideo.

Par Laurent
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Réalisateur : Peter Chan
Cast : Jet Li, Andy Lau, Takeshi Kaneishiro, Xu Jing Lei

Origine : Hong Kong - Chine
Durée : 127 min
Année : 2007
Genre : Fresque épique

Le film de guerre est un des genres les plus utilisés dans le 7ème art. Nombreux sont les films que l’on pourrait citer en tant que chez d’œuvre, tel Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg où le réalisme cru faisait une apparition remarquée, La ligne rouge de Terrence Malick où la nature jouait un personnage à par entière, Le jour le plus long où le gigantisme de l’époque où encore Apocalypse Now de Francis Ford Coppola mythique….Bref, le genre est surexploité sur quasiment tous les fronts et aujourd’hui même, le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter (voir Eastwood d’ailleurs avec ces deux films ...).

En Asie, le genre ne s’est pas laissé pousser des ailes malgré quelque film ultra connus que sont Tora ! Tora ! Tora ! où l’attaque de Pearl Harbor vu par Kinji Fukasaku, Taegukgi Frères de Sang par Kang Je-Gyu revisitant la guerre de Corée de façon très impressionnante où encore Eastern Condors de Sammo Hung qui envoie ses salopards sur le terrain, sans oublier l’essai pas transformé du tout de John Woo avec son Windtalkers. Je ne cite bien entendu pas tous les films mais le genre est tout de même sous-exploité dans les contrés de l’extrême orient et plus particulièrement à Hong Kong. Voir se profiler un projet de l’ampleur de Warlords ne peut donc qu’émoustiller la curiosité de voir le genre prendre du galon à HK, et en effet, il le fait avec honneur.
Ce projet regroupe tout d’abord de très grand nom du cinéma HK sur le commandement de Peter Chan (Perhaps Love que je n’ai toujours pas vu, mais aussi Three Going Home).Au delà de son cast quatre étoiles (on y reviendra), on retrouve Ching Siu-Tung à la chorégraphie des scènes d’actions, ce dernier ayant tout de même inventé le Wu Xia Pian moderne avec son fabuleux Duel to the death en 1983 (amha) et a contribué à exporter dans le monde entier le cinéma HK avec sa Trilogie Histoire de Fantôme Chinois. Bref, ce n’est pas un petit joueur le gugusse et il contribuera par son talent et son expérience à la réussite des scènes d’actions du film !

Le film, basé sur le meurtre du général Ma Winyi durant la dynastie Qing (1644-1911) et aussi remake officieux de Blood Brother de Chang Cheh (1973),  raconte les aventures de trois hommes dont deux d’entre eux sont amoureux de la même femme. L’un de ces frères d’armes est un général déserteur qui a perdu tous ses hommes lors d’une bataille. Etant accueilli par un village où de fiers combattants bataillent durs pour nourrir leurs famille, le général (Jet Li : photo 1) propose au chef au village (Andy Lau photo 2 : Infernal Affairs, ect) et à son mentor (Takeshi Kaneishiro en photo 3 : Perhaps Love, Onimusha 3) d’offrir leurs services à l’armée au lieu d’agir comme de simples bandits. Avant de partir, ces trois hommes font chacun un sacrifice afin de les unifier par les liens du sang et ainsi devenir frères d’armes ! Puis les voilà parti combattre l’ennemi à travers des batailles violentes et essayer de reprendre quelques villes par la même occasion. Mais au cours de leur périple, ces frères d’armes vont petit à petit connaître quelques problèmes de cœurs avec la magnifique Lian (Xu Jinglei en photo 4 : Confession of Pain) et quelques désaccords importants sur la guerre et ses conséquences.

Le film se pose donc avec un pitch assez ordinaire au background historique intéressant. Les rois et autres souverains y côtoient les généraux, les limites sociales sont énormes et voir les généraux discuter dans leurs palais (photo 5) et prendre des décisions de façon inconsciente alors que des milliers de pauvres soldats meurent par milliers sur les champs de batailles restent un vrai calvaire pour les spectateurs que nous sommes. Puis, ici, tout parait réelle avec ces costumes magnifiques, cette poussière omniprésente, ces villes fortifiés et ces villages au milieu des falaises (photo 6, avec une charmante compagnie)…. Bref, le background finement posé, il fallait maintenant mettre le tout en scène, entre batailles gigantesques et séquences plus intimistes entres nos héros.

Peter Chan fait un choix crucial pour son film : pas de câble, pas de multiplication numérique des troupes à la LotR, pas de fantaisie lors des joutes entre peuple rival ! Warlords est réaliste dans sa mise en scène, dans ses combats et dans ces personnages. Le faible nombre de batailles  ne plaira pas à tous, mais elles ont au moins le mérite d’être superbes et non superficiels ! On se rapproche d’un Gladiator pour la violence sèche des coups et d’un Musa pour la mise en avant des capacités martiales de quelques guerriers tel que Jet Li, ici génial en tout circonstance. Son premier combat reste un modèle d’ingéniosité (photo 7), ce dernier avançant stratégiquement vers son ennemi qui essaye de le viser à la carabine. Mais il n’y a aucun doute possible, ce n’est qu’une introduction face à la bataille géante qui à lieu au milieu du long métrage, et ce n’est pas pour nous déplaire. Des centaines voir des milliers de figurants (photo 8), des chevauchées fantastiques, des chocs inéluctables, des membres qui volent après les coups d’épées, des corps déchiquetés par les flèches, du sang qui coulent par litres (photo 9), des cris par centaines, des visages torturés par la douleur et l’horreur de la guerre, le tout mise en image par des plans souvent magnifiques et une image au grain finement poussiéreux. Puis quand Jet Li décide d’aller lui-même au combat, on a le droit à un morceau de bravoure d’anthologie où sa fureur perce l’écran (photo 10) !Peter Chan a la super idée d’iconisé ses frères d’arme lors de la bataille et de les mettre en avant au milieu de toutes cette pagailles ! Voir Andy Lau crier de toute sa rage sur son cheval où Kaneishiro tenir la tête coupée d’un général où milieu de la foule fait froid dans le dos. Voir les visages tuméfiés par les coups, la douleur et leur rage valorise en tout point l’immersion dans la bataille. Une quinzaine de minutes plus tard, on sort ébouriffé de cette bataille qui égale sans peine les meilleurs vues jusqu’ici. Le découpage aurait pu être un poil plus lent et moins tendance, d’où une certaine confusion (peut être voulu par le réalisateur) mais cela se révèle peu contraignant en fin de compte. Génial morceau de bravoure messieurs dames !

Mais la guerre n’est pas faîte que de bataille mais aussi de longues attentes dans les tranchés (photo 11), les soldats entendant les cris de leurs compagnons entrain d’agonir sur le champ de bataille ! Ils attendent des mois durant que cette guerre s’arrête en étant sous alimenter, dans le froid et presque dans la misère. D’ailleurs certains passages me rappellent la fabuleuse série américaine Band of Brother où ce genre de traumatisme ne nous était pas épargné. Le film, au delà de la grosse bataille du milieu du film, prend le temps de nous montrer l’envers des décors en s’attardant sur ces âmes en peine, ces âmes fatigués par tant d’attente et qui ont hâte de revoir leurs femmes et enfants. Peter Chan ne se concentre pas que sur le camp de nos frères d’armes et l’ennemi se verra aussi humanisé derrière ses protections en béton dans les villes fortifiées. Bref, Peter Chan film la guerre de prêt comme de loin et veut montrer le courage mais aussi les désillusions que cette dernière engendre : tout n’est qu’un éternel recommencement… Mais le film ne se concentre pas uniquement sur ces scènes d’actions et cette guerre douloureuse mais aussi sur l’évolution du quatuor principal. Ces trois frères d’armes sont tous passionnants, et leurs caractères antagonistes sont retranscrits avec justesse, la femme lié à ces trois hommes étant au milieu de ce cercle qui va petit à petit tomber dans des tourments irréversibles. Le début du film ne prête pourtant pas à croire que chacun d’eux vont connaître des avis contradictoires, et l’histoire va connaître des rebondissements donnant aux films des allures beaucoup plus dramatiques. On découvre un Jet Li magistral dans son rôle de général direct, froid mais surtout cruel : la guerre et le sang sont étroitement liés et toutes les menaces doivent périr coûte que coûte, tout comme les déserteurs et autres soldats profitant de la guerre à leurs fins personnels ! Andy Lau joue la force sage, l’idéaliste, le chef du village qui se souci de son peuple, mais aussi des vies qu’il peut sauver. Méconnaissable au début du film avec sa barbe des 40 jours, il joue un fier et valeureux soldat avant tout, Andy Lau assurant toujours autant dans son rôle, sa maturité d’acteur étant atteinte depuis bien longtemps (photo 12). Kaneishiro, l’homme d’honneur de la troupe, reste dans l’ombre des deux premiers cités, car étant le plus jeune et ayant le moins d’expérience. Ce dernier défend la même cause que ces deux chefs et ne pouvant que soutenir l’un et l’autre dans leurs démarches … Puis il reste le rôle féminin de l’histoire, interprété par la jolie Xu Jinglei qui assure dans son rôle de femme vouant un amour secret au détriment de celui qui l’aime. Peter Chan nous dresse un portrait convaincant d’une femme tombant malencontreusement amoureuse  : une rencontre sur une vallée, des regards qui se croisent, une confiance qui naît…et un secret qui doit être gardé d’où des conséquences que l’on imagine pas très heureuse !

Ce quator d’acteur assure un max dans le film qui repose en fin de compte bien sur la prestance de ces derniers, sur l’intimité qu’ils arrivent à nous offrir, sur leurs sentiments qu’on arrive à palper et ressentir avec aisance, sur leurs larmes de glace qui coulent face à la douleur de cette atroce guerre…

Warlords est donc une énorme réussite de Peter Chan sur presque tous les fronts (longueurs minimes tout de même), et il devient à l’occasion le fier représentant des films de guerre Hk dans le monde pour ma part. Au-delà des scènes d’actions, c’est surtout le traumatisme de la guerre qui en ressort ! Si peu de films ont le mérite de réussir à nous faire vivre une histoire aussi forte et poignante que l’on ne peut bouder son enthousiasme.  D’ailleurs, ne vous y tromper pas, le film sort dans les salles obscures en France sous le nom « Les seigneurs de la guerre » en Aout (source allociné) et je vous en souhaite d’avance un bon visionnage … Ah ces trois frères (photo 13)…

Note : 9/10

Par Laurent
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undefined Réalisateur : Wilson Yip
Cast : Donnie Yen, Louis Koo, Kent Cheng, Louis Koo, Ray Lui, Fan Bing Bing, Xing Yu, Ben Lam
Durée : 85 min
Origine : Hong Kong
Année : 2007
Genre : 2B3 martial

Il était une fois deux bonhommes, un se nommant Wilson Yip et l’autre Donnie Yen (photo 1) que l’on ne présente plus! Ces deux gugusses, représentants hk du cinéma asiatique d’action contemporain, se sont un jour vexés de voir leurs voisins Thaïlandais apporter une nouvelle vision du cinéma d’arts martiaux ! En effet, ces derniers nous assènent un gros uppercut dans la tête avec Ong Bak, film violent et sans concession comportant un nombre conséquent de combat réaliste, des cascades réellement dangereuses et des coups réellement portés ! De plus, ce cinéma respire une certaine fraîcheur, certainement dû à la jeunesse même du cinéma du Sud de l’Asie.

Tony Jaa, le petit prodige thaïlandais venu de nulle part, passe même au devant de la scène, au détriment d’un Jet Li qui se fritte chez Besson et avec DMX pendant ce temps là. Donnie, le pauvre Donnie lui, se fait plaisir sur le magnifique Hero, mais aussi sur des films comme Shanghai Kid 2 (et là – no comment !)! 1.JPG La réponse aux Thaïlandais fût quasi immédiate de la part du duo Yip / Yen avec un Sha Po Lang qui fût ma foi une bonne contre attaque. Imparfait, ce film fût tout de même représentatif d’un savoir faire indéniable, mais surtout d’une remise en question bénéfique pour la production HK d’aujourd’hui! SPL se permet donc de remettre en cause le passé même de l’entreprise cinématographique d’action HK, pour qui aujourd’hui n’à de fraîcheur que les œuvres passées! Donnie et Wilson veulent donc faire du neuf avec du vieux, et SPL, en plus de rameuter quelques légendes comme Sammo Hung, se permet la venue de jeune premier, tel Wu Jing , fabuleux artiste martial ayant son propre aura de mystère (et de dégout) ! Mais SPL, aussi bon soit il, n’est pas le chez d’œuvre d’action attendu, mais seulement un divertissement de très haute qualité ! Néanmoins, SPL est une œuvre filmique ayant ouverte quelques brèches intéressantes dans son genre, exploitables mais pas exploitées malheureusement par la suite. 2.JPG En effet, Yip et Donnie se sont ensuite focalisés sur l’adaptation d’un manga, Drigon Tiger Gate pour en faire un film aux qualités techniques et martiales irréprochables mais aux scénario d’une mollesse à toute épreuve, accouchant d’un film hybride beaucoup trop moyen pour convaincre! N’empêche, on y croit dur comme faire à leur collaboration car les idées sont là, et le dernier venu, Flash Point, attendu comme le messie, arrive en grande pompe, et semble être le film de la consécration du duo Yip / Yen ! La bande annonce nous montre quelques scènes d’actions renvoyant directement SPL et même Ong Bak au banc des œuvres gentillettes, de par son dynamisme semblant tout simplement rêveur. Mais il faudra malheureusement attendre car Flash Point est loin de tenir toutes ses promesses. Le duo est bien malade malgré toutes ses bonnes intentions. 3.JPG Flashpoint est un donc un polar au scénario vu qu’une dizaine de millier de fois au cinéma, et nous raconte l’infiltration d’un flic (Louis Koo : photo 2) chez un truand dont Collin Chou (Matrix 2, Blade of Fury et plus récemment dans Fearless : photo 3) en est un des sous chefs les plus dangereux. Cette affaire est suivie de très prêt par un autre flic joué par Donnie Yen, reprenant son personnage de SPL à quelques détails prêts! Ici, les flics sont tous gentils et les malfrats très méchants, c’est clair et limpide et le scénario ne connaîtra que très peu de ramification. On reste au cœur d’une enquête tout ce qu’elle a de plus banale, et on pourrait même y voir une parodie des polars d’antan, telle les Inspecteur Harry et compagnie, de part l’impartialité dont fait preuve les deux camps (on se souvient récemment du sympa Public Ennemy de Kang Wu-Seok caricature énorme des Bronson’s movie par exemple). 4.JPG Donnie fait justement partie de ceux là : froid, intrépide, déterminé, peu diplomate et bien sur frimeur à mort, il est Le justicier made in HK. Donnie reste donc égale à lui-même, et aligne sans réelle conviction (m’enfin elle est pas palpable) ses traits de caractère vus déjà mille fois dans SPL, et ne prend pas la peine de faire évoluer son personnage et son jeu d’acteur ! Alors son côté rebelle est fort réussi, tout comme son côté frimeur toujours aussi marrant au second degré ! Donnie semble possédé et surtout obsédé par sa propre image, son rendu à l’écran le préoccupant plus que son jeu d’acteur ! Alors certes, on se rappelle, par exemple, des Westerns mythiques de Sergio Leone jouant sur la « gueule » et autres regards de ses personnages pour créer une ambiance particulièrement magique que l’on connaît tous (exemple extrême je le reconnais !), mais Donnie joue tellement de ça qu’il arrive même à créer une caricature d’un type de personnage vu dans les Leone, car plus poseur que Donnie, tu meurs (voir photo 4 à droite) ! Bref, je suis fatigué de voir ce Cruise martial se vider de toute consistance de film en film, car je suis un des ces nostalgiques de Donnie en plus, vu les bombes tel que Legend of the wolf qu’il a lui-même réalisé où encore de sa magnifique prestation dans OUATIC 2 : La secte du lotus blanc ! Le personnage mis à part, Donnie est quand même doter d’un talent certains niveaux bastons, une des figures principales de la scène cinématographie HK de ce côté-là, mais on y reviendra plus tard ! 5.JPG Il n’y a pas que Donnie dans l’affaire fort heureusement pour le seconder, et Louis Koo en flic infiltré et collègue de Donnie s’en sort pas terrible non plus, le personnage étant assez transparent par rapport aux événements ! La psychologie d’un flic infiltré chez les mafieux peut être intéressante (preuve en est de Infernal Affairs tiens) mais n’est ici que esquissé ! Puis il y a Collin Chou qui joue la sobriété de façon convaincante, et qui apparaît comme l’adversaire (le seul d’ailleurs) le plus dangereux de Donnie. J’adore cet acteur et le voir dans Flash Point reste un des points positifs du métrage. Puis il arrive à créer autour de sa personne une certaine tension que l’on palpera lorsque ce dernier découvre que son collègue n’est autre qu’un flic ! En tout cas, il faut le surveiller de prêt ce gaillard dans le futur. Puis pas la peine de se concentrer sur les autres seconds couteaux, entourage en tout genre de nos trois gugusses, car ils ne servent en fin de compte pas à grand-chose. Ils permettent juste d’étoffer de façon ultra superficielle un récit qui l’est tout autant ! On retiendra juste un certain Cheng Kent (photo 4, en survet), le Pied Bot de Il était une fois en Chine, où le malchanceux dans Run and Kill, qui joue au rôle transparent malgré sa « gueule » toujours aussi unique, puis les quelques femmes qui apportent un soupçon (le mot est pesé) de légèreté dans ce monde de brute. 6.JPG Puis pour couronner le tout, l’intensité dramatique de l’ensemble est plus que moyenne, et seule quelques passages tirent le récit vers une dramatisation assez pauvrette, notamment lors d’une explosion « attentat » d’une bombe (magnifique d’ailleurs) aux conséquences tragiques qui permettra d’avoir une semblant d’implication, catalyseur d’une explosion de haine chez Donnie. 7.JPG Et c’est là que l’on retrouve notre Donnie que l’on aime tant ! Car malgré un facteur technique appréciable et une mise en scène de Yip très convaincante (et il en est convaincu le bougre, ça se sent : photo 5, un plan magnifique), on se pavane d’ennui la plupart du temps pendant une heure environ sans réel plaisir et on reste sur notre FAIM! Mais ensuite ; on passe ENFIN aux choses sérieuses ! ENFIN, car ce fût d’un long, mais d’un long…! M’ENFIN, on arrive ENFIN à une scène d’action énorme divisée en plusieurs partie et où la tension, la vraie, est ENFIN palpable ! On commence ainsi avec une petite baston dans un restaurant très courte mais très dynamique, avec un Donnie rageux comme pas possible (voir le bouclage de la baston, avec un Donnie d’une énorme cruauté, achevant son adversaire comme un gaga!) et on se réconforte tout d’un coup, car la séquence à proprement dite est d’une maîtrise totale, réaliste et très violente. L’enchaînement de plans tous propres est de toute beauté ! Ca fait mal, très mal, mais c’est très court ! 8.JPG Mais no worries, car la suite s’enchaîne très vite, avec une séquence de chasse/fusillade dans un cadre rural magnifique ! La caméra se dynamise violement pour notre plaisir en suivant nos acteurs dans leurs courses (photo 6), Donnie se réfugie derrière les arbres pour mieux viser, et Wilson Yip se fait plaisir ! Car techniquement parlant, c’est tout simplement prodigieux, sa caméra restant nerveuse sans oublier la lisibilité de l’action (même si Donnie y soit passé derrière pour ces scènes) ! 9.JPG Puis arrivera le duel tant attendu, à savoir Collin Chou contre Donnie Yen et là, c’est d’une efficacité redoutable, avec une violence rarement vue auparavant ! Quand Ong Bak s’amusait à nous faire peur à base de coup de coude et autres cassages de membres, Flash Point s’amuse à nous poser quelques prises de soumissions aussi impressionnantes visuellement qu’éprouvantes pour nos sens (photo 7) ! Puis les deux gugusses se donnent à fond ! Le clou du spectacle niveau réalisme, reste au niveau de ces ralentis de coups de poing d’une puissance hallucinante touchant les visages de nos combattants, avec déformation et giclé de sang à l’appui ! J’ai beau réfléchir, je n’ai jamais ressenti une telle puissance, une telle violence ressortir d’un coup de poing auparavant! L’environnement est utilisé de façon maligne qui plus est, faisant passer cette chorégraphie pour une vraie baston de rue, où seul l’envie de tuer prime sur le reste ! Les adversaires sont donc jetés à même les murs et autres colonnes de bétons et ça fait mal ! On imagine sans mal le travail effectué sur ce combat en amont par le staff, que ce soit niveau cascade, chorégraphie et mise en scène (photo 8, 9 et 10 pour de belles images). On a affaire à une des meilleures séquences d’actions de ces dix dernières années, tout pays confondus, sans parler du niveau martial, Yip / Yen ayant trouver le compromis idéal entre combat chorégraphié à la HK et combat bourrin à la Thaïlandaise, (et que l’on me dis pas que Ong Bak et TYG sont des films aux combats chorégraphiés, ggrrrrr). 10.JPG Malgré cette scène de folie, on ne peut s’empêcher de crier au scandale vu le bâclage limite « je te prends pour un con » du reste, de la faiblesse d’un récit qui aurait pû être beaucoup plus passionnant, car au-delà d’une séquence d’action hallucinante, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent ! Bien sûr, Wilson Yip est un très bon faiseur d’image, la bande sonore est pas mal, la photographie est magnifique, mais dans le fond, on est très loin du but et souvent proche d’un ennui, cause de nombreux bâillements.

Après, on peut toujours se remettre la scène en question, mais autant faire un court dans ce cas là ! Je retourne à mon SPL.

Note: 5/10

Par Laurent
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51po8y19NTL--AA240-.jpg Réalisateur : Jackie Chan
Cast : Jackie Chan, Rosamund Kwan, Alan Tam, Lola Forner, Ken Boyle, John Ladalski
Durée : 90 min
Origine : Hong Kong
Année : 1986
Genre : Divertissement exotique

Armour of God, aka Mister Dynamite chez nous, raconte les déambulations d’un aventurier casse cou! Ce dernier a pour mission et priorité de sauver une ancienne amie (et amourette perdue) qui est prisonnière d’une bande de sectaire pas cool du tout ! Jackie et ses acolytes mettront bien sûr toutes leurs hargnes dans cette aventure mélangeant humour bon enfant et cascades dantesques ! Jackie est en pleine période de confiance à la fin des 80’s et après quelques essais filmiques excellents, il décide de passer au film d’aventure en mettant un peu de côté le pur Kung Fu Pian et le film de flic! Il accouche ainsi d’un film hybride en une sorte de Indiana Jones à la sauce HK, et c’est plutôt réjouissant.  1-copie-3.JPG 2-copie-3.JPG Comme d’habitude, Jackie nous sert un scénario prétexte à la rigolade et à l’action : une formule connue de tous, certes, mais toujours aussi magique ! Jackie (photo 1), dans ce film, n’est pourtant pas une personne marrante, ni gaffeur, ni nunuche (quoi que parfois), mais un aventurier qui gagne des pépettes en pillant les peuples de leurs trésors ! Casse cou, il n’hésite pas à se jeter dans la fosse aux lions pour réussir ses missions, quitte à se faire passer pour cible par une bande d’indigène très énervée par exemple ! Travaillant en solo la plupart du temps, il sera secondé assez rapidement par Alan Tam, un ancien pote à lui dans le film (vu dans New mad mission). De cette relation en ressurgira rapidement des retombées humoristiques excellentes, Jackie ayant pour équipier un fardeau à la hauteur de sa maladresse. Puis une jeune et charmante femme viendra les secondés tôt dans l’aventure, histoire de pimenté un peu plus l’affaire ! Ces trois gugusses assurent un max dans leurs rôles respectifs, avec un rôle féminin important joué par Lola Forner (vu dans Soif de Justice avec Jackie), aussi belle que convaincante ici (voir photo 2 avec le trio au complet) ! On n’oubliera pas Rosamund Kwan avec une prestation sympathique mais loin d’être inoubliable (vu dans les merveilleux Il était une fois en Chine où encore Blade of Fury : photo 3 à droite en compagnie de Alan Tam) qui joue la petite amie du pote à Jackie, et qui est pour l’occasion la cause de nombreux soucis. 3-copie-3.JPG 4-copie-3.JPG En effet, elle est kidnappée par une secte qui ne rigole pas du tout ! Cette secte n’hésite pas à tuer pour obtenir ce qu’elle souhaite (photo 4), comme en témoigne cette superbe séquence du massacre du début, avec un montage montrant en parallèle Alan Tam faire son show et les morts qui pullulent, avec une partition pop rock contrastant méchamment avec la violence de la scène. Un sentiment étrange ressort de la scène, car elle semble sortir de nulle part, et c’est très étonnant de la part de Jackie, ce dernier nous habituant pas du tout à çà ! Cette scène fait son petit effet, même si la secte, par la suite, ne montrera aucunement cette haine et cette rage! Rassurez vous, Jackie ne se permettra plus ce genre de bizarrerie et retourne à sa préoccupation première très rapidement, à savoir nous divertir. Mister Dynamite propose donc tout d’abord un nombre de scène d’action restreint mais bien répartie sur tout l’ensemble du film. La première d’entre elle, et apparaissant dès les premières secondes du film, montre Jackie fuir face à une bande d’indigène. Exotisme, humour et cascades sont de rigueur avec un rythme effréné tout au long de la scène, notamment avec une course de luge sur la pente d’une colline ultra fun et bien dynamique (photo 5) ! 5-copie-3.JPG 6-copie-4.JPG undefined Concentré sur l’humour potache et une superbe course poursuite automobile(photo 6 & 7), le milieu de film connaît quelques baisses de rythmes plutôt négligeables si on reste gentil, mais tout de même pénalisante si on est objectif, avec des fous rires pour rattraper ce petit désagrément ! La course poursuite comporte un nombre hallucinant de cascades et autres évènements, de saut en hauteur et en longueur en passant par de nombreux cambriolages, avec des plans parfois de toute beauté (voir la vue intérieure lors de la chute d’une voiture sur un escalier, cette dernière passant à quelques centimètres de la caméra !). La fin, se déroulant sur une montagne et dans ses cavernes est bien relevée dans le genre, avec des combats privilégiant les chorégraphies au détriment d’un Kung Fu pur ! Le combat de Jackie contre les quatre gardiennes du temple (photo 8) est du genre pimenté avec des coups de pieds à base de talon aiguille dans la face de Jackie ! Le pauvre, ça fait mal ces trucs là, puis quand il embète  mèmère, elle est pas contente (photo 9)! Stratégie et sado machisme il utilisera pour contrer des demoiselles généreuses (faudra qu’on m’explique d’où lui est venu cette idée d’embaucher ces quatre femmes là, sacré Jackie va !), Les cavernes se retrouvent parfois trop sombres, d’où un léger manque de lisibilité dans les combats qui sont donc esthétiquement superbes (magnifique photographie) mais aux mouvements pas assez mis en valeur! On assiste tout de même à un superbe final d’action pur jus, avec en conclusion une descente en rappel sur une montgolfière (non, mais franchement : photo 10 !). 8-copie-1.JPG 9-copie-1.JPG 10.JPG Alors Mister Dynamite est tout de même un cran au dessous des perles de Jackie (qui à dit Project A) car il y a et il y aura toujours ses quelques problèmes de rythmes, ces quelques petites carences dans la mise en scène, qui correcte, connaît quelques faiblesses, visibles dans les enchaînements de plans parfois étranges et illogiques à mon sens, puis Jackie, ça aurait été bien d’éviter le flash-back historique d’une bataille passée, j’y ai pas cru une seule seconde! Mais le casting énorme et la bonne humeur rattrapent facilement le tout, et on se retrouve avec un divertissement exotique de qualité !

 

Note : 7/10

Par Laurent
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g-00006775.jpg Réalisateur : Masayuki Suzuki
Cast: Kazuyuki Asano, Mikihisa Azuma, Yuri Chinen, Shiro Ito, Gori, Shingo Katori, Takeshi Masu, Rena Tanaka
Durée : 108 min
Origine : Japon
Année : 2004
Genre : Nanar neuneu mais Nin Nin
 

Nin est le nom donné à Kanzo Hattori (photo 1), un jeune ninja intrépide du clan Iga. Devenu adulte, il est envoyé par son père à Tokyo pour trouver un maître à servir. Nin jette son dévolu sur Kenichi, un écolier d’une dizaine d’années ne se sentant pas super bien dans sa peau (photo 2). Grâce aux conseils de Nin, Kenichi réussit à se faire respecter. Mais un jour (roulement de tambour !), Kurokage, un ninja à la solde du clan Koga ramène sa fraise. Il faut savoir que ce film est inspiré du manga «Ninja Hattori-Kun ». 1.JPG 2.JPG

Sacré Hattori va ! Il porte pratiquement tout le film sur ses épaules le pauvre ! Chaque présence à l’écran de ce dernier est un pur moment de fraîcheur (photo 3)! Nin Nin raconte donc les aventures d’un ninja en mission! Cette dernière semble cool comme tout, et la première partie du film qui est aussi la meilleur, reste très bonne enfant et se focalise sur le choc des cultures, des âges et des époques ! Ainsi, notre Kanzo Hattori est aussi fort que Nin Nin ! Toujours souriant jusqu’à l’excès, grimaçant comme personne et gesticulant tel une limace, il est réellement unique (photo 4)! Les chutes humoristiques qui en découlent ne manquent pas de sel, avec ce Ninja dormant à même le plafond en souriant comme un roi où encore faisant une partie de cache-cache perpétuel avec les personnes autres que son maître (photo 5) ! D’ailleurs, ce dernier utilisera des techniques de Ninja connus de tous, tel le bambou tuba pour se cacher et respirer dans l’eau ou encore le tapis camouflage pour se fondre n’importe où ! La mise en image de ces techniques est souvent sympa, avec des sfx malins. Il n’y a qu’à voir cette séquence ou notre ninja utilise ses techniques en pleine promenade avec Kinuchi pour s’en convaincre (photo 6)! Un seul vrai duel aura raison de nous dès les premières minutes du long métrage, confrontant Kanzo Hattori à son maître qui n’est autre que son père ! Ce duel est loin d’être parfait (mouvement parfois étrange des personnages, chorégraphie assez pauvre) mais profite de quelques plans ingénieux pour en fin de compte nous satisfaire comme ces travellings en hauteur où l’on voit les deux combattants évolués selon différents plans ! 3.JPG 4.JPG 5.JPG Les relations de Kinuchi le jeunot avec Kanzo Hattori le ninja vaudront son pesan d’or en première partie, mais malheureusement, la seconde partie du film est carrément plombée par un trop plein de bons sentiments jusqu’à l’écoeurement ! L’arrivé du méchant Kurokage, ninja du clan Koga et tout de cuir vêtu, laissera petit à petit un goût amère au fil de ses apparitions, car il n’est jamais réellement convaincant dans son rôle, il ne fait en fin de compte que froncer des sourcils pour faire son agressif (photo 7) ! Le duel final opposant Kanzo Hattori à Korukage ne fait même pas étalage des différentes techniques de ninja précédemment vu dans le film, un comble ! On aura ainsi le droit qu’à quelques coups d’épées peu inspirés et à une longue remise en question bien pompeuse de Korukage ! C’est vrai qu’on découvre enfin Kanzo Hattori sans son sourire de fou, mais bon, tout ça pour ça ! De plus, je trouve que le réalisateur traite les problèmes liés à l’enfance (rejet des autres, amour secret, besoin de considération) de façon assez maladroite et mièvre ! Alors c’est vrai, Nin Nin est à priori un divertissement familial, en particulier destiné à un public très jeune, mais le manque d’originalité finira tout de même par vous saouler tôt ou tard ! C’est réellement dommage tout de même, car Nin Nin constitue une vraie bouffée d’air frais dans sa première partie, avec un humour constamment renouvelé et faisant souvent mouche. Puis la kitsch environnant est aussi un gage de qualité à mes yeux, avec ces costumes de ninja d’un bleu pygama où encore le « je m’en foutisme » des parents de Kinuchi avec ce dernier sous oublier la musque nunuche, et même la mise en scène est agréable et les effets de styles gentillets comme tout!
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Mais non, Nin Nin n’est pas une réussite pour autant, et constitue un divertissant qui est vite vu, vite oublié…quoique que Kanzo Hattori et son Nin Nin constitue un très bon souvenir, pas comme la marque Happy Cola apparaissant toutes les dix minutes….


Note : 5,5/10

Par Laurent
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