Présentation

Recherche

Le Yop de Lau

Le blog n'est pas mort ...

mais en ce moment, aucun film vu

ne me donne envie d'écrire...

 

Yop

Laurent


Prochainement

Fini, mais pas en ligne

En cours 

Dans un hypothétique futu
Dossier Godzilla
Dossier Kung Fu & Fantasy
Dossier Références de VF 5

Gun and violence

undefined Réalisateur : Park Chan Wook 
Cast : Lee Yeong-Ae, Choi-Min Sik, Kim-Bu Seon, Kim-Byeong Ok
Durée : 112 min
Origine : Corée du Sud
Année : 2005
Genre : Vengeresse te voilà ! 

Rares sont les films qui ne savent se démarquer, qui ne savent quel camp choisir à l’intérieur de ma petite tête. Moins rares sont les œuvres qui divisent, l’homme objectif et subjectif connaissant autant de goût filmique qu’il en existe ! Tout ce blabla pour vous affirmer que Lady Vengeance appartient à ces catégories, ce film suivant de prêt les deux premiers opus de la trilogie entamé par Park Chan Wook (on oublie le bidule inutile au doux nom « Cut », un des trois segments de 3 Extremes). Nous ayant ainsi habitué à du très lourd, Park Chan Wook fini sa virée en prenant encore une fois ses fans à contre sens : Lady Vengeance, aussi beau soit il, est un film …réflexion…introspection…bizarre ! Tout dépend ensuite de votre implication et de votre sensibilité face à cette œuvre ! 1-copie-1.JPG Lady Vengeance part avec un pitch ressemblant à celui de Old Boy, sauf que c’est la gente féminine qui prédomine ici. Une jeune femme est condamnée à 13 ans de prison pour le meurtre d’un petit garçon, sauf que le véritable assassin court encore. Après avoir purgé ces 13 ans dans une prison pour femme, elle sort avec une seule idée en tête, retrouver l’homme qu’il a obligé à plaider coupable et le tuer : il doit payer pour son crime atroce et il en paiera le prix coûte que coûte. D’ailleurs, les yeux de la vengeresse sont marqués d’un rouge sang contrastant avec son visage d’une pâleur mystérieuse qui définit avant tout son état d’âme (photo 1). Sa tristesse y côtoie son désir de faire payer, son regard étant aussi vide qu’un corbeau mais tout aussi déterminé. De plus, elle a un plan machiavélique pour arriver à ses fins.  2-copie-1.JPG Original est le mot ! Park Chan Wook quitte le monde qui n’était que noirceur depuis Sympathy for Mr Vengeance et Old Boy pour s’octroyer un monde plus poétique ! Ici, la violence est tout aussi morale mais plus du tout physique, le ton grave du score à laisser place à une musique plus happy, donnant un certain rythme et une certaine douceur ! Cette musique participe à un des défauts majeurs du film. En effet, j’ai eu la fâcheuse impression qu’elle revenait de façon si périodique que le rythme semblait être dicté seulement par cette musique. Un vrai déséquilibre en ressort pour quiconque se focalise malencontreusement sur ce petit détail et ça en devient très rébarbatif, d’autant que les notes se ressemblent très souvent. M’enfin, ça ne le fera peut être pas chez vous et l’effet qui en ressortira ne sera ainsi que bonheur. 3-copie-1.JPG Park Chan Wook nous offre aussi un monde  plus coloré, apte à des métaphores bien plus visuelles. Très bien intégrés tout au long du récit, les flashbacks des 13 années  d’emprisonnements sont assez rafraîchissants dans le genre, chaque appel au secours de certaines prisonnières étant solutionné par notre souriante héroïne qui se voue à aider sa prochaine. En ressort une certaine légende urbaine, ces passages en prison ressemblant fortement à un conte de fée pour adulte à contrario de ce qui se passe de nos jours où seuls la vengeance prime. D’ailleurs, l’image de cette tête illuminée ne fait qu’accentuer l’effet voulu (photo 2 : en haut à droite), la prison en ressort bien plus féerique que le monde extérieur grâce à notre Lee-Yeong Ae. 4-copie-1.JPG Mais une fois sortie de prison, notre héroïne se ternit violemment, tout comme le monde qui l’entoure  et ce contraste en est saisissant! Elle a complètement changé, et comme un nombre important d’ancienne camarade de prison qui la revoie dehors : on se demande vraiment pourquoi ! Alors qu’elle souriait à longueur de journée en prison entre quatre murs, une fois libre, son sourire n’apparaît quasiment jamais, et les premiers mots qu’elle sortira de sa bouche sont « allez vous faire foutre » ! Le ton est donné de suite ! Certaines personnes lui donnant un peu de réconfort et d’amour n’auront pas un sourire de plus : elle est bien trop blasé pour ça ! Non, elle ne se laissera pas déconcentré, et ce n’est pas sa fille (qui grimace : photo 3) qu’elle retrouvera chez un couple australien qui la contredira, sa vengeance reste sa principale raison de vivre et puis c’est tout. 5-copie-1.JPG Park Chan Wook a préféré rester proche de ses personnages et s’éloigner quelque peu du plan machiavélique élaboré par la vengeresse. En effet, en plus de cette dernière, on suit en parallèle l’horrible tueur joué par Choi Min-Sink qui nous gratifie encore une fois d’une interprétation de luxe (photo 4)! Malgré le souvenir de Old Boy, on arrive à outrepasser nos pensées persistantes pour découvrir un tout autre personnage !  Et quel personnage ! On découvre petit à petit les vices cachés et autres horreurs que celui ci a pu commettre et c’est moralement éprouvant ! Ce portrait est tout aussi réussi que celle de Lee-Yeong Ae, mais en contre partie, aucun autre personnage n’est réellement développé ! Puis que dire de toutes ses apparitions de guest stars des films précédents qui vont et viennent sans réellement convaincre, et de surcroît de façon complètement gratuite (photo 5 : souvenirs de Sympathy for Mr Vengeance) !  Pour terminer sa boucle sur la vengeance, je trouve que Park Chan Wook s’est remplie d’un peu trop de nostalgie tout en mettant en cause ce qu’il avait construit avec génie dans ces précédents films ! Il s’est ainsi fait plaisir mais a t’il pensé au spectateur pardi ! Le fil rouge du récit est beaucoup plus prévisible qu’à l’accoutumer et s’accrocher aux aventures de l’héroïne en quête de rédemption reste difficile, et ceux même en faisant abstraction des œuvres précédentes ! En faîte, le film dresse le portrait d’une femme meurtrie par son envie de vengeance par tant d’année d’errance dans l’obscurité, et Park Chan Wook en rajoute des tonnes. En fin de compte, j’ai fini par décrocher rapidement, même si on est loin du stade de vouloir stopper le film. C’est juste un peu trop poussif à mon goût. 6.JPG Originalité de la mise en scène, photographie magnifique, Park Chan Wook reste quand même un superbe faiseur d’image malgré les autres problèmes du film ! La version spéciale réalisateur nous offre même une teinte qui se délave au fil de l’aventure pour devenir noir et blanche sur la fin (photo 6 : les bourreaux)! Le cœur de nôtre héroïne se ternit donc au fil de sa vengeance, et cette quête ne se révèle qu’illusion : ce n’est pas le bonheur qui est au bout du chemin mais la tristesse : encore et toujours ! La mort n'est pas synonyme de vie n’est ce pas… 7.JPG Je n’ai donc que moyennement apprécié ce film malgré l’audace et la qualité du spectacle (photo 7 : le genre de plan qui tape dans l’œil)! Je n’ai jamais su m’immerger à fond malgré ses deux superbes personnages principaux, son ton unique et cette fin qui sait relever le niveau. Après le choc des deux premiers épisodes, celui-ci reste une vraie déception, malgré un second visionnage dans le calme! Bon ce n’est pas une catastrophe non plus, mais ce film m’a tout de même échappé ! J’ai donc en fin de compte bien choisi mon camp… Dommage ! 

Note : 5,5/10

Par Laurent
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

3ExtremesAffiche.jpg Réalisateur : Park Chan Wook 
Cast : Byeong-Heon Lee, Hye-Jeong Kang, Jang-Ah Yum, Won-Hie Lim
Durée : 10 min
Origine : Corée du Nord
Année : 2004
Genre : Tout beau, tout mou

Après le choc que fût Oldboy, Park Chan Wook et ses deux confrères Takeshi Miike et Fruit Chan se lancent dans un projet ambitieux : réaliser trois sketchs ayant pour thème l’horreur. Le nom de l’œuvre complète est plutôt évocateur : Three extremes ! Cet article est seulement consacré à l’opus de Park Chan Wook, à savoir Cut !

Cut raconte les mésaventures d’un réalisateur qui est pris en otage chez lui par un mystérieux individu. Ce dernier a piégé la femme du réalisateur à l’aide d’un mécanisme relativement sadique : ces petits doigts sont fixés sur le piano et sont spécialement disposés pour être tranchés avec facilité ! Mais que veut il ce type d’abord, bah rien de spéciale à priori ! Commence alors un jeu  très étrange où le preneur d’otage joue avec son poulain jusqu’à ce que le réalisateur découvre certaines vérités par toujours facile à entendre. 1.JPG
La façon dont Park Chan Wook commence son métrage m’a directement énervé : on sait que tu es fort techniquement mais là, ça sert à rien Park, surtout que c’est du pompage inutile et bien trop académique ! Rappelez vous du fabuleux huit clos de David Fincher, à savoir Panic Room et son fabuleux plan séquence de quelques minutes, bah Park Chan Wook a voulu faire pareil sauf que dans le genre inutile, c’est assez puissant faut l’avouer ! Les deux plans séquences s’y ressemblent comme deux gouttes d’eau avec une caméra qui se faufile dans de petits trous avec des mouvements de caméra à la physique s’y lisse et tracé que l’ont pourrait employé le jargon d’un Terminal S pour définir la trajectoire : mouvement rectiligne uniforme ! Bon, il faut aussi avouer que visuellement, c’est relativement sympa, mais on reste sur sa faim quand on voit la finalité de la chose ! Dommage même si c’est beau, lisse et tout doux comme début. 2.JPG On découvre par la même occasion le personnage principal interprété par Byeong-Heon Lee (photo 1), un gugusse qui ne vous est certainement pas inconnu vu que c’est le héros de l'excellent A Bittersweet Life où encore de The Good, The Bad and the Weird, ce dernier ne devrait pas tardé à arriver chez nous d’ailleurs. Pèpère, gentil comme tout, il a tout de l’homme parfait ! Mais une fois rentré chez lui, il se fait assommé par un mystérieux individu qui ne lui veut pas que du bien !  En se réveillant attaché à un élastique introduit grâce à un autre plan séquence numérique sympa (bah décidément…), il croise le regard de son agresseur et celle de sa femme qui est entourée d’un piège effroyable (voir photo 2 : trop difficile à décrire). Que veut il, pourquoi toute cette mascarade, vous le saurez, pas de souci ! Le preneur d’otage (photo 3) demande à son pantin de le faire rire, d’avouer certaines vérités et petit à petit les choses vont s’éclaircir pour lui comme pour nous! Puis pendant ce temps là, la femme piégée perd quelques doigts en route! M’enfin je ne vais pas trop vous en dire, peur de spoiler l’œuvre de Park. 3.JPG 4.JPG Une chose est sûre, Park Chan Wook est un pro de l’image léchée ! En effet, le lieu où se passe ce moyen métrage est ainsi un personnage à part entière, Park optimise chaque mètre carré de la salle comme il le souhaite ! On en ressort avec les pupilles pleins de bonheur, le visuel du film étant sa grosse valeur ajoutée. Mais je trouve que le reste n’est que tromperie, plat et sans puissance. Pour commencer, l’interprétation des personnages principaux demeure bien trop moyenne pour convaincre et palper leurs sentiments et autres souffrances morales n’a jamais été de la partie. Il faut avouer par contre que le preneur d’otage reste sympa dans le genre, complètement imprévisible et bien mystérieux (photo 4 : en plein délire)! Par contre, la femme subie et se tait (est ce un message sexiste de la part de Park Chan Wook ? n’allons pas jusqu’à la !). Puis le fil rouge de l’œuvre et sa fin ne sont pas si top que ça, malgré un retournement de situation et quelques choix cruciaux très difficiles à prendre de la part du réalisateur (pas de Park, de l’otage : faut suivre au fond de la salle)! La tension qui ressortira du métrage reste bien trop faible, et ce n’est pas le peu d’excès visuellement cool de gore (photo 5) et de doigt découpé qui permettra de valoriser le tout. La vengeance revient au cœur des préoccupations de Park Chan Wook sauf que cette fois ci, je ne comprends pas trop en quoi son message permet de contribuer à sa définition cinématographique personnelle de ce thème qui lui est si précieux. 5.JPG Comme vous l’aurez tous compris, je n’ai pas su apprécier cette œuvre ! Peu sensible à toute cette mascarade, j’en reste assez baba vu la platitude d’un film qui a cependant des qualités visuelles excellentes. Un moyen métrage aussi beau que plat quoi… 

Note : 4/10

Par Laurent
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

largeposter_8931.jpg Réalisateur : Park Chan Wook
Cast : Song Gang-Ho, Shin Ha-Gyun, Bae Du-Na, Han Bo-Bae, Lim Ji-Eun, Lee Dae-Yeon
Durée : 129 min
Origine : Corée du Sud
Année : 2002
Genre : Vengeance & co

Sourd et muet, tels sont les fardeaux de Ruy, un employé modèle travaillant dans l’industrie ! Son salaire de fin de mois, il le garde, soucieux de sauver un jour sa sœur qui a besoin d’une transplantation d’organe pour survivre ! Ces cris, il ne les entend certainement pas, mais la douleur, elle est bien palpable ! Licencié, ce dernier se voit freiné dans sa quête de rêve, à savoir sauver sa sœur ! Ayant un besoin d’argent évident, notre homme, avec l’aide d’une jeune anarchiste, trouve le moyen à priori idéal pour se satisfaire: kidnapper la fille d’un riche PDG et lui demander une rançon en échange ! Malheureusement, la fille meurt à cause d’un bête accident, et le père, seul au monde, décide de venger sa fille ! Une descente aux enfers s’orchestre pour les kidnappeurs tout comme pour le vengeur.

Sympathy for Mr Vengance est la première œuvre d’une trilogie sur la vengeance orchestré par Park Chan Wook, qui réalisa par la suite Old Boy et Lady Vengeance ! Park Chan Wook, je l’ai découvert grâce à Joint Security Area, où JSA pour les intimes, film racontant l’amitié interdite entre des soldats s’assurant de la sécurité des lieux au bord de la ligne de démarcation entre les deux Corée. Emouvant et engagé, ce film fût la découverte d’un réalisateur au sens filmique assez prodigieux, capable tout autant de nous émerveiller visuellement que de nous impliquer dans ses œuvres. Et Sympathy for Mr Vengeance n’échappe pas à la règle. 1-copie-1.JPG Park Chan Wook fait partie de ces cinéastes engagés, de ceux qui pensent réellement que le cinéma, art avant tout, peut être un moyen comme un autre de faire passer des messages bien spécifiques. Il est malin qui plus est, car, à travers ses personnages comme le sourd et muet où encore la militante, il se permet de délivrer un message fort, témoignant des fortes différences sociales existant en Corée du Sud. En effet, la situation globale de la Corée du Sud aujourd’hui nous est montrée par l’intermédiaire, entre autre, des différents protagonistes de film et leurs infrastructures et autres environnements.Alors que Shin Ha-Kyun (photo 1), jouant le sourd travaille dans une usine dans des conditions précaires et dans un environnement sonore invivable, le pdg lui, campé par le fabuleux Song kang-Ho (photo 2) travaille dans son bureau, loin de toute cette euphorie ! Quand notre punk habite dans un immeuble délabré, avec pour voisin des jeunes adolescents se masturbant au son de sa sœur semblant jouir mais criant en faîte sa souffrance à cause de sa maladie, le pdg habite dans un appartement nickel et calme ! Park Chan Wook va même plus loin, en montrant le désarroi total d’un homme licencié! Ce dernier, dans un dernier geste, se coupe le ventre au couteau devant son ancien patron en lui témoignant que son salaire faisait vivre sa famille entière. Le pdg nous apparaît de plus comme un homme insensible, en témoigne sa froideur et son manque de compatie face à cette séquence de hara-kiri, et ceux malgré son statut même de vrai self made man ! On verra ensuite la famille du licencié entièrement morte, conséquence d’un suicide collectif, et le pdg prendra cette vision en pleine gueule. En effet, il comprend que son action, pas mauvaise en soit (sauver son entreprise, donc des dizaines de salariés, au détriment d’un seul salarié : la balance est très vite pesée) eurent tout de même des conséquences macabres et irréversibles malheureusement. Tous ces corps morts dans cette pièce si étroite montre encore une fois la contraste entre riches et pauvres (photo 3)! On comprend ainsi que Park Chan Wook se pose comme un témoin de la société actuelle de son pays, et non en tant qu’analyste même, et la société coréenne est bien malade ! 2-copie-1.JPG Mais Park Chan Wook ne s’endort pas sur ses lauriers pour autant, et son film apparaît comme une œuvre sobre et stylisée à la fois, avec une mise en scène languissante, presque immobile, au mouvement léger la plupart du temps, et s’accélérant pour quelques très courts instants ! Il faut s’y habituer à cette mise en scène, posée et ne cherchant aucun dynamisme, néanmoins ce choix est délibéré de la part du réalisateur et participe grandement à la montée en puissance du film ! Cette mise en scène permet d’ailleurs de se poser en témoin des événements comme Park Chan Wook, et croyez moi, aussi exigeante soit elle, l’expérience en est unique ! 3-copie-1.JPG Le film se compose donc de deux parties plutôt bien distinctes avec, pour point de basculement, la mort de la jeune enfant ! On a donc le droit à une présentation des différents protagonistes et ensuite à la vengeance même de ces derniers ! On s’implique tout d’abord pour notre sourd et muet, à la vie de merde, étant viré de son boulot et ayant une sœur malade. Sa haine, il l’extériorise en shootant des balles à la batte de baseball, son cri n’étant perceptible que par lui-même. L’espoir est représenté par un don d’organe pour sa sœur, et de cet espoir va en découler violence et tragédie. La suite ne sera ainsi que malheur pour nos protagonistes. Alors que la sœur du notre kidnappeur se suicide, provoquant la tristesse mais aussi une haine supplémentaire du sourd, il connaîtra par la suite l’amour avec son ami et aussi complice du kidnapping. Cette dernière, campé par la charmante Bae Doo-Na (photo 4), est une militante politiquement engagée contre l’impérialisme américain, et fait partie seule de son partie crée par ses soins! Park Chan Wook avouera même s’être inspiré des nombreux étudiants militants contre le système en Corée du Sud pour la création de cette femme ! 4-copie-1.JPG Mais revenons un peu à nos moutons ! Sympathique, le sourd et sa copine sont même des êtres plein de bon sens, comme nous tous ! Le kidnapping a pour but seul de payer le don d’organe à sa sœur, et non la mort de la jeune fille (photo 5, quelques instants après l’événement). Cette dernière se verra même s’amuser avec les ravisseurs, preuve de sa bonne santé ! Le film est donc retord, car au milieu de cette acte punissable, Park Chan Wook se fait un malin plaisir de jouer avec nos sentiments, car une fois la seconde partie arrivée, on ne sait plus trop à qui se vouer! Sans kidnapping, la fille ne serait pas morte, mais en même temps, les ravisseurs n’y sont pour rien ! Le père veut venger sa fille sur des innocents, mais on le comprend ! Dilemme il y a, et malin est Park Chan Wook car il a réussi son pari : nous rendre victime de son jeu! 5-copie-1.JPG Au-delà de l’enlèvement même de la fille et de ses kidnappeurs, il y a aussi ce père de famille qui s’inquiète pour sa fille, et pour qui on n’éprouve sur le début du film aucune réelle compassion ! Mais ça va assez vite changer car son inconscience perdue jadis, du temps qu’il était un simple ouvrier, se remet en cause, notamment quand il découvre une famille morte! Néanmoins, la vraie délivrance du soi s’opèrera en lui à la mort de se fille, réveillant une haine de la pire espèce qui soit ! La vengeance, thème du film, sera son unique préoccupation et source de vie, devenant ainsi son échappatoire unique ! Sera-t-il délivré après la mort de ses kidnappeurs ? Il ne le sait pas, mais une chose est sûre, l’humain est déterminé de nature, de par cette force invisible que personne ne pourrait décrire ! undefined Il ne sera pas le seul à vouloir se venger, notre jeune kidnappeur veut aussi trouver la délivrance auprès des trafiquants d’organes et violeurs qui plus est, l’argent du kidnapping leur étant destiné ! Et c’est à ce moment que Park Chan Wook se sert d’une violence difficile à vivre, une violence sèche comme peu de film ose se le permettre. Cette violence, on ne la voit pas du tout arriver, et elle nous explose à la tronche ! Le premier coup de batte à même la tronche d’un gars fait très fort en la matière, non pas que le sang explose à tout va (pas du tout même) mais plutôt que le coup porté est d’une puissance sans égale, et tellement soudain que l’on pourra en sursauter ! Park Chan Wook nous filme en plus la scène de façon originale qui plus est, avec une caméra suivant le futur agressé de dos dans un couloir étroit (photo 6) ! Mais c’est bizarre, on croise à plusieurs reprises notre jeune homme aux cheveux vert, jusqu’au moment où ce dernier réapparaît pas lui asséner le fameux coup de batte en sautant ! La montée en puissance va donc crescendo, car on sent qu’il va se passer quelque chose,  étant de plus en plus nerveux lors de ces passages devant la future victime. 7-copie-1.JPG Le reste de la scène ne sera pas en reste, et la violence va cette fois devenir beaucoup plus visuelle, avec une giclée de sang rappelant quelques chambaras à la Baby Cart (photo 7), puis suivra encore quelques coups de battes masqués par un élément du décors ! Park Chan Wook a en tout cas compris quelque chose, mieux vaut suggérer que montrer de temps en temps, comme en témoigne ce superbe hors champ vraiment choquant alors que l’on ne voit rien, le tout accompagné d’un petite musique très discrète mais faisant aussi son petit effet! Cette violence, au fil du film, se fera ainsi de plus en plus banal, avec un père qui deviendra de plus en plus impassible dans sa quête de vengeance (photo 8)!

Et cette délivrance de soi même, elle en est à où ? Bah, elle en est toujours au même point, car le père avouera au kidnappeur qu’il ne sait en fin de compte pas pourquoi il agit ainsi ! Mais une chose est sûr, ces vengeurs, que ce soit le green punk envers les trafiquants d’organes où le père envers les kidnappeurs, se sont condamnés à la seconde même où leurs vengeances ont débuté ! On ne se surprendra donc pas du pessimiste ambiant du film, ni de cette fin qui ne laisse planer aucun doute, comme quoi les conséquences de nos actes nous sont bien inconnus en fin de compte, que la boucle ne peut se refermer que sur elle-même ! Je sous-entend par là que cette vengeance se termine par une autre vengeance (métaphore un peu étrange en effet, c’est mathématique n’empêche). Le monde est ainsi fait, la société va mal, quelle vie de merde ! undefined Park Chan Wook nous offre donc un film fascinant, passionnant, peu commun et d’une noirceur sans équivoque, accentué notamment par un humour un brin malsain. Sympathy for Mr Vengeance, titre donc superbement choisi, est un polar dramatique de très haute facture, jouant sur nos sentiments les plus profonds grâce à des comédiens tout bonnement exceptionnels de justesse! Bref, une superbe œuvre !

Note : 9/10

Par Laurent
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

police-story-2.jpg Réalisateur : Jackie Chan
Cast: Jackie Chan, Maggie Cheung, Bill Tung, Lam Kok Hung, Cho Yuen, Cristal Kwok, Leung Wan Yui, Ben Lam, Tai Chç Wai
Durée : 100 min
Origine : Hong Kong
Année : 1988
Genre : Action comedy made in Jackie

Sacré Jackie va ! Après un premier épisode tout simplement extra, il nous revient plus que jamais en forme, comme d’habitude quoi ! Jackie est de ces hommes qui veulent nous faire plaisir, et ceux par tous les moyens possibles! Néanmoins, Jackie est l’adepte même de la zen attitude, et jamais il ne pourra, en son âme et conscience, faire des films bêtes et méchants par facilité! Non mais imaginez un Jackie dans un CAT 3, dans un Mickael Bay où encore dans un trash japonais ! Comme le dit si bien un humoriste français pas très drôle: c’est pas possible ! Bon, c’est vrai, Jackie a croisé par mégarde un certain Brett Ratner qui fût le premier à importer dans l’Occident le talent, m’enfin plutôt l’image de Jackie, Chinois en son temps ! Le choc des cultures a lieu, et le sympathique (et oui !) Rush Hour premier du nom naît ! Le film, à défaut d’être bon, reste divertissant, plus par l’humour crétin de Chris Tucker que la prestation de Jackie. En effet, ce dernier est mis à sac et devient la caricature même du Chinois de base aux yeux de beaucoup trop de monde. Ma larme fût versée. 1-copie-1.JPG

Décidé, il continuera dans cette voie occidental avec du Far West nunuche (Shanghai Kid 1&2 avec Owen Wilson, où l’homme au plus beau nez d’Hollywood) où encore Le smoking! Puis vint bien plus tard, après ces quelques catastrophes filmiques magnifiquement inutiles (voir Rush Hour 2 aussi tiens) un New Police Story venant de nulle part, et là c’est la résurrection, on retrouve enfin notre Jackie là ou il nous avait laissé à l’époque dans un film non parfait mais excellent, preuve en est de la réputation et l’estime que représente la saga Police Story aux yeux du public ! Aujourd’hui, Jackie alterne donc deux boulots, ramasser du fric aux States en gardant son statut de star international (Rush Hour 3 dernièrement, dont les échos sont, pour ainsi dire, très mauvais), et nous faire plaisir à Hong Kong avec des films nous réconciliant enfin avec Jackie. 2-copie-1.JPG Mais revenons à nos moutons (si vous ne vous êtes pas endormi avant…), car on parle ici de Police Story 2, suite logique de Police Story premier du nom. Ayant encensé ce dernier comme un fou fan fanatique, je me devais d’attendre énormément de ce second opus, et de ma dizaine jusqu’à aujourd’hui, je trouvais que le contrat était satisfaisant mais pas transcendant, à cause d’un manque de légèreté dans son traitement. Mais aujourd’hui est un autre jour, et la version longue (où intégrale) se donne à nous grâce à Fortune Star et Métropolitain (HK Vidéo n’est certainement pas loin). Environ 30 minutes en plus nous est donc offert dans un nouveau montage beaucoup plus équilibré que le précédent. On peut même parler d’homogénéisation car le film gagne énormément en plaisir et en légèreté ! Et oui, le charme et le mélange réopère comme dans le premier ! Youpie Jackie! 3-copie-1.JPG

On retrouve tout d’abord la même team du premier épisode au grand complet, avec au premier plan le couple Jackie et Maggie (photo 1). Leurs aventures rocambolesques réveillent nos sourires les plus enfouis, et le tragi-comique fonctionne toujours à merveille. Comment ne pas s’extasier devant une scène de ménage en plein commissariat où Jackie en prend pour son grade (avec le pauvre chef sur le trône non loin de là). Puis Jackie est au petit oignon pour ses femmes sur un film, preuve en est de l’osmose et de l’importance de celle ci dans le scénario et sa montée en violence (d’ailleurs, un certain Johnnie To devrait demander conseille à Jackie à ce sujet), mais on y reviendra. 4-copie-1.JPG On retrouve aussi toute la flicaille du premier opus avec le jeune chef (Lam Kok), le presque retraité chef adjoint (Bill Tung) (les deux en photo 2) mais aussi les collègues de Jackie, tel Mars pour le plus emblématique (on reconnaîtra aussi le jeune Lau Ching Wan lors d’une apparition fort sympathique). Mais on retrouve aussi le malfrat binoclard qui nous avait déjà bien fait rire dans le précédent opus. Ici, chaque séquence a son pesant d’or, et ses verres de lunette ne résistent jamais bien longtemps aux assauts de chacun (photo 3). J’avoue avoir été plié à certains moments grâce à ce dernier et ses mimiques de victime ridicule, et même si les différentes chutes humoristiques restent en fin de compte inchangées, les blagues font souvent mouche. La première partie du film est d’ailleurs orienté vers le couple et la revanche des malfrats du premier opus. Mais le film propose une nouvelle bande de méchant pas rigolo du tout (photo 4). 5-copie-1.JPG 6-copie-1.JPG Et oui, des experts en explosif s’amusent à terroriser la population en faisant exploser des bombes. Et quelles bombes ! Autant le premier innovait avec la destruction d’un village par des bagnoles, autant celui-ci fait très fort niveau explosion. Je crois même que Jackie à inaugurer les plus grosses et belles explosions de son époque. C’est assez hallucinant ! On commence par un centre commercial réduit à néant (photo 5), puis viendra un commissariat et le meilleur pour la fin, à savoir un énorme entrepôt complètement détruit ! Géant pour l’époque, excellent aujourd’hui! Mais la troupe de gangster aura aussi d’autre gadget dans leurs poches, tel ces pétards éclatant sur les pauvres corps de Maggie et Jackie (photo 6). D’ailleurs, ces gadgets serviront à torturer Jackie et Maggie dans une séquence relativement sombre de ton ! La souffrance est réellement palpable et elle devient optimale quand cette souffrance se transpose sur Maggie ! Police Story 2 reste un divertissement avant tout, mais cette noirceur apporte un plus incontestable. Et comme l’équilibre entre comédie concentrée sur la première partie et film d’action sérieux sans second degré tout au long du métrage est bien entretenue, que demander de plus ? 7-copie-1.JPG Bah du fight made in Jackie quoi! Ironique je suis car il y a de quoi faire dans Police Story 2, et c’est même carrément jouissif et fort travaillé ! Les chorégraphies sont la plupart du temps dantesques, très rapides et violentes ! L’environnement est toujours utilisé de façon à optimiser l’originalité et ainsi rendre les combats jamais rébarbatifs (photo 7)! D’un bar à un entrepôt en passant par une zone de jeu dans un parc, Jackie envoie ses adversaires sur les baies vitrées, se tape des cabrioles sur les architectures du parc et ceux avec un nombre d’adversaire parfois accru ! Et on n’oubliera pas un des duels avec le sourd muet de la bande qui balance des coups de pied aussi vite que son ombre (photo 8) ! Impressionnant ! Néanmoins, Jackie ne fait pas que se battre, il aime bien faire quelques cascades. Il n’a pas le choix de toute façon, car un Jackie sans cascade n’est pas un Jackie ! On a le droit ainsi à un Jackie sautant de bus en bus, traverser une vitre bien épaisse (avec bout de verre dans le crâne bien sûr !) où encore se battre avec le feu sur la chemise (photo 9) pour exemple, et même Maggie aura son heure de gloire car elle en fera de belles chutes douloureuses ! M’enfin Jackie et ses acolytes assurent encore et encore, puis comme la mise en scène se retrouve encore limpide avec des plans simples mais la plupart du temps inspirés et un montage excellent, j’adhère! 8.JPG

9.JPG Police Story 2 dans sa version intégrale est donc le digne successeur du premier, avec quelques superlatifs en plus, comme plus de combats, d’ennemis et d’explosions mais aussi un coté romantique plus poussé et très agréable. Par contre, Police Story 2, aussi bon soit il, reste à mon goût un poil moins charmant que le précédent, un peu moins frais ! Mais c’est un simple chipotage, car Police Story 2 reste une bombe en son genre et un des meilleurs Jackie, et c’est déjà pas si mal !

 

Note : 8,5/10

Par Laurent
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

3370-b.jpg Réalisateur : Motohiro Katsuyuki
Cast : Santamaria Yusuke, Mizuno Miki, Kunimura Jun, Terajima Susumu
Durée : 127 min
Origine : Japon
Année : 2005
Genre : Film de négociateur cool  

Tiens, un film Japonais sortie de nulle part jusqu’au jour où un aimable forumeur me le refourgue par curiosité! Faut bien avouer que le pitch avait de quoi l’attiser, avec ce mélange de film policier, de prise d’otage à grande échelle dans le métro Japonais en pleine période de fête et ce sympathique négociateur. Puis d’abord, qui est donc ce Negociateur Maschita ? Bah c’est un des personnages d’une série à succès au Japon intitulé Odoru Daisousasen, et ce film en est un spin off! Malheureusement pour moi, je n’ai pas vu cette série et je ne pourrai faire de lien logique entre cette dernière et ce film. Mais si l’envie d’en apprendre plus sur la série se fait sentir, je vous invite à aller lire cet article qui la décortique bien plus en détail : http://nihon-eiga.over-blog.com/categorie-547334.html. Deux autres films en relations avec la série sont sortis avant ce Negotiator Mashita et les critiques sont disponible ici: 
BaysideShakedown:http://www.hkmania.com/from.php?fromurl=http://www.hkmania.com/Polar/films/baysideshakedown.htm,
Bayside Shakedown 2:  http://www.hkmania.com/Polar/films/baysideshakedown2.htm
1-copie-3.JPG 2-copie-2.JPG Sérieusement, mais qui est ce Negotiator Mashita (photo 1) ? Bah c’est un homme bien respectueux, un poil maladroit et timide, se jetant peu dans la gueule du loup. Il se la joue pas le gugusse, il est cool tout simplement! En fin de compte, il a tout pour être le pote de tout le monde ce monsieur Maschita, sauf qu’il y a une personne qu’y veut jouer avec lui, et c’est pas moins de deux petits millions de Japonais qui risquent leurs peaux. Il n’a pas intérêt à perdre une partie le bougre, sinon des bombes exploseront ! Negociator Maschita est donc une sorte de film policier où plutôt un film de négociateur ! Un duel bien spécial va avoir lieu avec un mystérieux individu contrôlant un magnifique wagon futuriste de métro pouvant s’adapter à n’importe quel type de rame et devenant furtif à la moindre occasion (photo 2). Puis le bougre à aussi poser quelques bombes histoires de pimenter le tout. Vous l’aurez compris, le négociateur n’est pas sorti de l’auberge ! 3-copie-2.JPG 4-copie-2.JPG Negotiator Maschita part donc avec un pitch qui n’a rien de révolutionnaire, mais c’était sans compter sur toute la troupe qui emmène ce scénario dans une fraîcheur et une légère brise d’originalité très bien venu ! Le film se voit tout d’abord emmené par une tripoté de personnages hauts en couleurs ! En plus de nôtre négociateur aspirant la sympathie à des kilomètres, on a aussi le droit à des collègues d’interventions plutôt loufoques et assez énervés dans le genre (photo 3), à un représentant des relations publiques assez relou, et à une tripoté d’apparition de troisième couteaux bien cool ! Les personnages ont ainsi tous un caractère bien spécifique facilement discernable, comme dans un manga tiens, ce qui permet d’un coup d’un seul de sortir de carcan tout con des films policier pompeux. Tous ces acteurs me sont, pour la plupart, inconnu, sauf un des gros responsable du métro Japonais, Kunimura Jun en photo 4,  vu d’ailleurs dans A toute épreuve ou encore Ichii the killer. Mais n’empêche, toute cette petite troupe s’avère efficace comme il le faut ! Yahoo! 5-copie-2.JPG 6-copie-1.JPG Puis le rythme dans tout ça ? Bah c’est un peu moins glorieux de ce côté là, faute à certains passages en déca de ce que le réal imaginait. Effectivement, certains moments de tension sont un peu foirés, tout comme des vents de panique dans le métro où l’on ne ressent pas ce que l’on était en droit d’attendre. Puis la mise en scène, malgré quelques fulgurances visuelles, est parfois un peu molle par rapport aux événements, même si celle-ci se permet de montrer une technique maîtrisé tout au long du film. Mais certains tics se révèlent quand même chiant, comme des répétitions abusives de certains plans à différents moments du film (à ce travelling tournant surplombant la salle de contrôle qui revient bien trop souvent !). Je chipote pas mal en faîte quand j’y pense, car le film se révèle tout de même très agréable à regarder pendant ces deux heures. Puis on a aussi une photographie magnifique et à la teinte fort bien choisie, collant parfaitement au film. D’ailleurs, je dirais que la photographie est d’une douceur technologique (oups, désolé...). La technologie est d’ailleurs un personnage à part entière dans Negociator Maschita, représenté en premier par ce fabuleux métro, filmé comme un serpent naviguant dans les tunnels, puis par les portables et autres « merveilles » de la technologie. 7.JPG Negotiator Maschita se vit comme un film léger en fin de compte, et même si la tension n’est pas réellement apparente, elle est tout de même relayée par de belles idées, comme cette poursuite en fin de métrage sous un son entier de boléro, rendant la scène plutôt unique en on genre (et un magnifique orchestre filmé dans toute sa grandeur : photo 7). Bien sûr, on n’échappe pas non plus à ses quelques troupes d’interventions vaguant pas à pas dans le métro Japonais (photo 5 et 6), histoire de renforcer un rythme parfois un poil trop lent! La partie la plus fun du film est sans conteste le petit jeu entre le terroriste et le négociateur, ce dernier faisant de son possible pour prendre l’ascendant sur son adversaire, avec des dialogues aux petits oignions. Ce duel vous réservera en tout cas de belles petites surprises. Puis pour notre bonheur, le réalisateur n’hésite pas à implémenter quelques chutes à l’humour ma foi fort sympathique, histoire de marquer de son empreinte un ton toujours plus léger. Ne vous attendez pas à vous taper des barres tout du long, mais le sourire et la bonne humeur est vraiment appréciable. 8.JPG Alors j’ai en fin de compte vraiment bien apprécié Negotiator Maschita malgré ses différents défauts, car le réalisateur arrive à nous divertir comme un petit roi, avec ces personnages excellents (photo 8, encore), son visuel agréable, son second degré très manga, et bien sûr le négociateur lui-même, qui vaut à lui seul le visionnage du film. C’est loin d’être exceptionnel, mais le film à au moins le mérite de nous faire passer un moment très agréable, pas prise de tête pour un sou et haut en couleur.

 

Note : 7/10 

Par Laurent
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus