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Kaiju Eiga

Réalisateur : YAMASHITA Kensho

Cast : Kosuke Toyohara, Anna Nakagawa

Durée : 106 min

Origine : Japon

Année : 1994

Genre : Kaiju Eiga Cristallin

 

Tiens du Kaiju, ça faisait longtemps ! Un monstre géant qui défonce tout sur son passage, des amis d’ici et d’ailleurs qui font de même et bien sûr des rivalités qui se solutionnent par des batailles sanglantes ! Godzilla est toujours de la partie et nous revient ici en compagnie de pas mal de pote de différents horizons !

 

Comme le laisse présager le titre, un monstre venu d’ailleurs vient perturber la petite vie de Godzi et de ses amis humains qui le pourchassent ! Spacegodzilla, nom ma foi d’une logique étonnante, est né des cellules de Godzilla projetées où emmenées dans l’espace par le biais de BiollanteMothra ! Ces cellules sont ensuite entrées dans un trou noir, puis par l’énergie des étoiles et autres super nova, Spacegodzilla s’est vu évolué très rapidement ! Lien de parenté oblige,  il redescend sur Terre pour en découdre avec sa famille et pourquoi pas tout détruire en même temps !  Pour ceux qui n’auront pas suivi, le film vous explique tout ça dans les moindres détails. A part ça, on découvre aussi une troupe d’humain voulant mette à bien le projet T (prendre le contrôle de Godzilla) et le projet M (défoncer Godzilla par l’intermédiaire d’un robot construit pour l’occasion portant le nom de Moguera). A côté de ce beau monde, on découvre avec un grand plaisir un bébé Godzilla ayant grandi pour l’occasion ! Toujours aussi mimi le bébé ! Après toute ces retrouvailles, vous imaginez bien que tous ces monstres ne vont pas rester longtemps sans en découdre … et au niveau de ça,on revient toujours à nos bonnes vielles habitudes.

Le scénario ne présente donc aucune surprise de taille et perpétue la légende de Godzilla dans la continuité des précédents ! On retrouve donc une troupe d’humains qui aiment Godzilla (d’ailleurs, la psy est toujours présente : photo 1 dans un superbe couché de soleil) et d’autres qui veulent récupérer la puissance de Godzilla. Autant vous l’avouer tout de suite, les différents protagonistes restent plutôt en retrait et aucune émotion n’émanera de chez eux. Bon, passons de ce côté-là et concentrons nous sur les vraies stars ! Godzilla est toujours aussi élégant, il sort de l’eau et déambule dans les rues avec une fierté palpable (photo 2)! Space Godzilla, malgré son air de famille avec son homologue, se différencie grâce à des traits bien plus agressifs (photo 3), et une éruption cutanée de cristal sur le dos, source d’énergie première de ce monstre. Il s’aide qui plus est de ces cristaux en les implantant sur Terre, histoire d’avoir de l’énergie en rab. Ce monstre est visuellement réussi et dégage une vraie puissance, une vraie personnalité ! Les détails abondent, et sa technique de combat, quoique banal en fin de compte, reste un plaisir pour la rétine ! La surprise vient essentiellement du faîte que Space Godzilla aménage son champ de bataille avant de combattre, offrant un panorama étrange et inédit d’une ville en pleine transformation (photo 4). Des cristaux se mélangent aux grattes ciels de façon convaincante et les plans mettant en avant l’ampleur du changement sont souvent magnifiques.  A côté de ce duo de tête, on retrouve un nouveau venu bien moins sympa hélas ! Moguera est bien fade visuellement (photo 5), avec sa perceuse à la place du nez ! Je ne vois réellement pas l’intérêt d’avoir crée ce nouveau robot, Mecha-godzilla n’étant pas si loin que ça dans les épisodes précédents ! De plus, à part sa capacité à se créer des chemins sous Terre, il présente peu de nouveauté à part se diviser en deux, l’un en foreuse, l’autre en une sorte d’avion amélioré ! Bref, on tourne un peu en rond et les humains sont de plus en plus désespérés. Le robot offrira tout de même de bons moments mais se renouveler pourrait être sympa (je sais pas, un Donnie de 100 m robotisé peut être, il parait que personne lui résiste). Pour les fans, bébé Godzilla aura son mot à dire (photo 6), m’enfin je vous laisse découvrir ses courtes aventures de vous-même… (je veux le même à la maison).  Malgré son scénario convenu, le film se permet de dramatiser les batailles, notamment par l’intermédiaire d’un score tout à fait réussi ! Un ton héroïque peut même en ressortir, ce qui donne une certaine puissance aux joutes musclées (photo 7) où s’entremêle explosions, villes dévastées, grosses baffes et missiles jumeaux !  La première mission des humains, à savoir s’occuper de Godzi est excellente et non dénué d’humour ! Puis quand les choses sérieuses arrivent (à savoir le Spacegodzilla), c’est parti pour un long final d’une demi heure où seul les explosions priment ! Malgré une trame scénaristique excellente au sein de la bataille, cette scène reste beaucoup trop longue et répétitive à mon goût. C’et beau, c’est au début sympa, mais au fil du temps, c’est chiant ! Dommage d’autant que visuellement ça déchire, avec une mise en scène au petit oignon mettant en avant la puissance des monstres. Un manque de charme pénalisant reste donc en travers de ma gorge. Heureusement que la fin ne lésine pas sur le côté cool du Bébé Godzilla  Godzilla contre SpaceGodziila, malgré ses défauts restent tout de même un divertissement très sympa, bien bourrin et rempli d’action. Mais pour qu’un Kaiju Eiga sorte du lot, il faut que le charme opère au delà de ce que nous présente aujourd’hui ….., tel la poésie d’un Mothra ..

 

Note : 6 /10

Par Laurent
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g_vs_mechagodzilla_2_market_front.jpg Réalisateur : Okawara Takao
Cast : Takashima Masahiro, Takashima Tadao, Sahara Yusuke, Kawazu Yusuke, Odaka Megumi
Durée : 107 min
Origine : Japon
Année : 1993
Genre : Mecha Godzi is back ! 

Après un Godzilla contre Mothra tout simplement majestueux, me revoilà en pleine immersion dans le Kaiju EIga avec ce Godzilla contre MechaGodzilla 2 ! Deux ans séparent ces deux montures puisque entre ces deux films sera réalisé Godzilla X Mechagodzilla (j’y comprend plus rien, mais Keizer nous aide : voir son com ci-dessous)! Comme le titre le laisse supposer, on retrouve bien un Godzilla robotisé pour combattre le vrai Godzilla, et comme tout Kaiju qui se respecte, il y aura du fight, du rampage et même du Baby Godzi pour changer ! 

Ce volet raconte les mésaventures d’humains (les gentils) contre Godzilla (le méchant) ! Pour ce faire, les gentils construisent un Mecha-Godzilla hautement technologique et pouvant contrer les rayons thermiques de Godzilla grâce à son armure de diamant couleur alu (photo 1)! Pendant ce temps là, on équipe de recherche découvre un œuf gardé par Radon sur une des îles de l’archipel nippon, Radon étant une sorte de Ptéranodon gigantesque et ultra agressif quand il s’agit de défendre son œuf (photo 2 : magnifique)! Godzilla n’étant jamais loin, ces deux monstres livreront une bataille féroce, et les gentils humains repartiront avec l’œuf ! De cet œuf naîtra un bébé Godzilla, logiquement appelé Baby. Plus tard, Mecha-Godzilla fera face à Godzilla et Radon qui reviendront dans la partie pour sauver leur petit ! Les humains eux, répareront par la suite Garuda, un super robot / avion de chasse qui permet aussi, via une fusion au corps, de rendre encore plus puissant Mecha-Godzilla! Le problème est que Baby Godzi aime aussi bien les humains que ses parents… 1-copie-2.JPG 2-copie-2.JPG A la vue du scénario à tiroir, ce Godzilla repart donc avec de bonnes bases de Kaiju Eiga, à savoir plein de beaux monstres qui se tricotent entre eux, de la science fiction plutôt sympa, et de la destruction très massive. Moins poétique que Godzilla contre Mothra, le film se veut aussi plus tendre de par la super présence de Baby, le Godzilla en herbe que tu voudras en peluche dès lors que tu auras vu le film! Ce dernier est réellement mignon (trop : photo 3, mais ou est Charlie), plutôt bien fait et sert de fil rouge au récit après sa naissance ! Avant cela, il faudra se farcir 30 minutes peu originales, avec une bataille entre Godzilla et Radon qui ne m’a pas réellement enthousiasmé, à défaut d’être risible ! Effectivement, je trouve que ça sent un poil trop le réchauffé, ça manque de mordant et d’âme même si on ne s’ennuie pas. D’un certain côté, la saga a commencé depuis bien longtemps et le background inhérent à la série est censé être connu de tous, donc on nous jette en pleine bataille sans plus attendre (rappelons que les premiers Godzilla prenait tout leurs temps avant de passer en mode action). 3-copie-2.JPG Une fois le bébé né, le fil rouge devient tout de suite plus intéressant et le film redémarre avec bonheur. On découvre avec enchantement un être tout mignon, intelligent et non agressif qui arrive même à draguer sa nourrice (une gente et frêle jeune femme) avec son regard de tombeur! Le côté enfantin de l’œuvre est ainsi assez plaisant et plutôt maîtrisé ! De ce fait, on découvre l’instinct maternel (où paternel) de ces monstres et la retranscription de leurs sentiments à l’écran est superbement retranscrit ! Scénaristiquement parlant, cet opus est donc une pierre de plus à l’édifice des Godzilla en étouffant son héros géant de bien belle manière (pas comme le kitschement horibillis Godzilla contre Mégalon où le sympa Godzilla contre Biollante : ces deux opus étant tout à fait inutile quant à l’évolution de son personnage principal). 4-copie-2.JPG Sinon, le nombre de bataille reste un plus non négligeable sur cet opus grâce aux sfx presque tous excellents et la puissance qui émane des différentes joutes. J’ai eu un petit regret quant à la représentation des forces militaires à l’écran qui n’a pas su évolué avec son temps à contrario des monstres ! Les maquettes ne donnent pas l’impression d’avoir évolué depuis les 70’s, et les avions ne volent pas si lentement de nos jours, m’enfin bref, il y a de la négligence de ce côté-là et ça se voit. La présence des militaires se révèle d’ailleurs tout simplement inutile quand on sait que Mecha-Godzilla est une pure force militaire dans le film! A part ce petit désagrément, le reste de la partie purement rampage est superbement réussi, et l’impression de grandeur toujours aussi bien rendue (photo 4) ! La tour de Kyoto et son secteur environnant en prendront d’ailleurs pour ces frais ! 5-copie-2.JPG 6-copie-1.JPG Les batailles de cet opus ne font pas dans la dentelle : ainsi, je n’ai jamais vu autant de rayon thermique et autre bombe balayer l’écran de mille et une couleurs. Les deux Godzilla ont quasiment les mêmes pouvoirs principaux et ils se renvoient l’appareil constamment (photo 5), même si chacun aura son heure de gloire et de désespoir ! Les rebondissements sont de plus assez sympathiques, tel Garuda fusionnant avec Mecha-Godzilla pour contrer Godzilla (photo 6) ! Et n’oublions pas Radon qui aura aussi son mot à dire… En tout cas, on en a pour notre argent, la poussière côtoie la destruction, les monstres toujours aussi magnifiques se donnent à fond pour survivre, et la mise en scène se permet de donner de l’ampleur à l’action ! Le réalisateur nous offre en tout cas des batailles à la cohérence recherchée! D’ailleurs, la tendance change petit à petit tout au long du métrage, et sur la fin, les humains m’étaient perçus comme les méchants de service… Par contre, le réalisateur nous dresse quelques portraits aussi exécrables les uns que les autres, (voir le jeune pilote nunuche jusqu’au bout) mais heureusement que les deux rôles féminins principaux sont présentes pour éviter la catastrophe de ce côté là. 7-copie-1.JPG Mais au-delà de l’aspect purement Kaiju de l’entreprise réussi, l’aspect se voulant parfois poétique est complètement loupé ! Ainsi, au-delà d’une fin assez plaisante, je ne peux oublier ce chant dédié à Baby Godzilla ! Ce dernier, réalisé par de jeunes enfants tourne au ridicule dès que l’on entend leurs voix s’élevées dans les airs contrastant bizarrement avec la mise en image. Bref le son et l’image n’arrivent pas à fusionner ensemble, et ce passage m’a ainsi donné des boutons ! Par contre, l’aspect enfantin est bien réussi comme j’ai pu l’écrire en amont… 8.JPG Pour conclure, nous voici en face d’un bon Kaiju Eiga, avec des scènes d’actions nombreuses et impressionnantes justifiant à elles seules le visionnage de ce film (photo 7). A côté de ça, on replonge avec plaisir en enfance, avec ce Baby Godzilla mimi comme tout (photo 8) ! Mais ce film se veut aussi pas exempt de défaut, tel ces 30 premières minutes trop moyennes pour convaincre (je me suis ennuyé tout de même) et des personnages masculins sans intérêts. Un divertissement agréable et plein de tendresse en fin de compte…

Note : 7 / 10

Par Laurent
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Réalisateur : Takao Okawara
Cast : Testuya Bessho, Megumi Odaka, Kempatchiro Sastume, « Hurricane » Ryu, Satomi Kobayashi, Takehiro Murata, Keiko Imamura, Sayaka Osama, Makoto Otake
Durée : 103 min
Origine : Japon
Année : 1992
Genre : Kaiju Eiga mythique

Le Kaiju Eiga mélange les genres avec plus ou moins de bonheur, à savoir un cocktail détonnant avec des monstres qui se battent et ravagent des villes, des intrigues à tiroir où la science fiction prédomine et emmenant une troupe de personnage suivant de prêt les événements, le tout avec une dose de réalisme et de kitsch dosée avec plus ou moins de bonheur selon les épisodes ! Grâce à ce Godzilla contre Mothra, la saga atteint un niveau de qualité jusqu'à maintenant inédit ! En effet, il intègre tous les ingrédients du genre avec un équilibre quasi parfait, saupoudré en plus par une aura poétique appréciable. Mais commençons par le commencement… 1-copie-5.JPG
Après une petite trêve estivale, Godzilla nous revient en compagnie de Mothra, un monstre volant qui a pour mission de protéger la Terre mère et ses habitants. Il n’est pas seul et il  viendra avec Battra, un Mothra agressif qui a pour mission de protéger la Terre mère quitte à délaisser les humains d’une mort certaine. 2yop.JPG 3yop.JPG Aux dernières nouvelles, Godzilla roupillait gentiment après avoir triomphé contre King Gihdorah, le dragon à trois têtes, lors d’un combat titanesque ! Mais qu’est ce qui a bien pu réveiller Godzilla et ramener les deux autres monstres? C’est une météorite s’écrasant au large de Infant Island, une île proche de la Malaysie, qui réveille notre Godzilla ! Les autorités Japonaise font donc appel à un archéologue à la Indiana Jones, à son amie et à un employé d’une grosse firme japonaise. Ils partent ainsi à l’aventure en direction de cette île, et arrivés sur place, ils découvrent un énorme œuf de Mothra et deux Cosmos, des femmes de la taille d’un mini pouce. Elles sont les dernières représentantes de leurs espèces éteintes depuis bien longtemps, et elles préviennent les humains que Mothra sortira prochainement de son œuf pour protéger la Terre mère ! Mais Godzilla rode non loin de là, et se dirige vers Infant Island, plus précisément vers l’œuf de Mothra. En même temps apparaît Battra, et ce dernier fonce sur Tokyo en dévastant la ville au passage ! Une fois que Godzilla arrive à niveau de Mothra, ce dernier a juste le temps d’éclore et de sortir de son œuf en étant qu’une simple larve ! Un duel inégal commence entre Godzilla et Mothra, et Battra se joint rapidement à eux pour en découdre ! Au bout d’une bataille féroce, Mothra échappe aux deux compères qui finissent au fond d’une faille entre deux plaques tectoniques. Parallèlement, les deux cosmos sont kidnappées et appelleront Mothra pour les délivrer. Bien sûr, Godzilla et Battra sont pas mort et reviendront foutre le zouk avec diverses batailles pour la Terre mère. 4-copie-5.JPG Le pitch semble donc assez commun pour tout fan de Kaiju, mélangeant fantaisie et réalité historique avec une bonne maîtrise. On découvre ainsi ce Kaiju des superlatifs avec de bonnes surprises qui iront crescendo au fil du film. On rencontre au début les personnages principaux qui sont la toute première bonne surprise du film ! En plus du second rôle campé par Megumi Odaka déjà vu dans les précédents, on a affaire à un archéologue que l’on découvre lors d’une séquence rappelant le premier Indiana Jones qui est un model de sympathie, il y a aussi son amie qui arrive peu de temps après et qui participe à la cohérence du récit, le couple nous offrant quelques scènes réussis entre dispute et tendresse. Le trio (photo 1) se renferme sur une tête à claque d’employé vouant un culte à son patron et à sa société au détriment de l’humain et de la nature ! Tous ces protagonistes se pose au milieu d’un récit qui ne lésine pas sur les monstres, car l’intrigue et le rampage connaissent un équilibre jusqu’à là jamais vu dans les précédents Godzilla que j’ai pu regarder. 5-copie-5.JPG 6-copie-5.JPG En effet, le scénario passe de l’un à l’autre s’en qu’on s’en aperçoive, et les deux cosmos (photo 2) servent même de points intermédiaires entre ces personnages et les autres monstres principaux. La monté en puissance est relativement bien rendu, les deux mites géantes nous offrant deux phases d’évolutions, de la simple larve jusqu’à ce qu'elles obtiennent en plus de magnifiques ailes au dessins magnifiques. Le rendu des batailles en devient de plus en plus apocalyptique. Ainsi, la première bataille survient au dessus de la mer (photo 3 : Mothra vient à peine de naître), et c’est avec un certain exotisme que l’on prend plaisir à assister aux débats entre ces deux monstres. Ce duel se terminera d’ailleurs dans les fonds marins et reste une preuve de l’ingéniosité du staff qui ne lésine pas sur leur talent pour rendre le tout cohérent ! On imagine sans mal à quel point ce duel dans les abysses fût terrible et difficile à produire. De plus, l’Infant Island offre un rendu plutôt réussi, preuve en est des plans lointains de l’île aux plus rapprochés esthétiquement nickels (photo 4). La petite virée sur l’île permet de passer ainsi un très bon et court moment avant de batailler avec nos monstres, ces derniers étant très énervés. 7-copie-5.JPG 8-copie-4.JPG De nombreuses batailles vont avoir lieu entre nos trois montres, et toutes sont d’excellentes qualités. De plus l’agressivité de Battra est fort bien rendu par rapport à la douceur d’un Mothra. Cette différence est visible dès leurs naissances, de par leurs designs bien particuliers mais aussi de par leurs mouvements et leurs comportements. Ainsi, Battra (photo 5), au trait agressif, ravage Tokyo en écrasant tout sur son passage en voulant la destruction alors que Mothra (photo 6 et 3), au trait beaucoup plus doux, passera sur Tokyo dans le but de sauver les petites cosmos, sa corpulence ne le permettant pas de passer sans détruire quelques immeubles malheureusement. De plus, Mothra ajoute une touche de poésie magnifique aussi visuelle que auditive. Quand on voit Mothra évoluer sous les feux (photo 6 again) et autres débris pendant que les Cosmos chantent l’hymne même de Mothra à la sonorité angélique, on jubile. Puis que dire de la séquence où Mothra construit son abri pour se transformer en paix (photo 7), scène d’une magie inédite dans un Godzilla. Personnellement, c’est la première fois que je ressens autant d’émotion et d’euphorie dans un Godzilla, je reste encore bouche bée face à cette poésie pourtant un peu kitsch, mais au ton unique ! 9-copie-2.JPG 10-copie-3.JPG Ce Godzilla reste une œuvre un poil kitsch, certes pas d’un niveau aussi fort et n’importe nawak que les films de Jun Fukoda, mais d’un niveau beaucoup plus posé, un peu infantile voir naïf. Ici, c’est le rêve qui prédomine, et se retrouver en enfance sans prendre le spectateur pour un con reste appréciable. Néanmoins, la violence des batailles reste présente à de nombreux moments. Les empoignades sont un modèle de genre, avec des sfx superbes laissant aux oubliettes les derniers aspects cartoons et poupées des anciens Godzilla (photo 8 : il est présent quand même). Les plans incrustés sont aujourd’hui quasi parfait, preuve en est pour exemple ce superbe plan où Battra explose un château avec une population s’affolant au premier plan : superbe (photo 9)! Puis quand nos monstres se battent, leurs pouvoirs sont bien mis à contributions, Mothra possédant un magnifique pouvoir ultime ! En effet, ce dernier, par les simples battements de ces ailes, peut créer une poudre paralysante et un champ électrique très puissant foudroyant sa victime (photo 10). Godzilla en prendra souvent plein la gueule, et nous aussi par la même occasion. Aucune lassitude n’ira au bout de ses longues batailles qui savent se renouveler par de nombreux rebondissements et des métamorphoses (photo 11 : Battra sous sa vraie forme) donnant encore plus d’aplomb à l’ensemble. 11-copie-1.JPG 12-copie-1.JPG Comme vous l’avez tous compris (m’enfin je l’espère, hihi), j’ai carrément craqué pour ce film, au point même d’espérer avoir un jour mon Mothra de compagnie à la maison (photo 12 : je m’en lasse pas). Le réalisateur à mener son projet avec sérieux, a su doser les bons ingrédients à la bonne sauce. Takao Okawara nous offre une belle invitation aux rêves, avec du kitsch jamais dépassé, une ambiance poétique porté par des monstres géniaux, des sfx impressionnants sous un rythme ne connaissant aucun temps morts, d’autant qu’un message écolo très bienvenu fait aussi parti de la fête. On s’amuse, on frissonne, on rêve, on se fait plaisir, et mon âme d’enfance refait surface ….

Vive Mothra, Vive Godzilla, vive le Kaiju Eiga !

Note : 9/10

Par Laurent
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GodzillaKing.jpg Réalisateur : Kazuki Omori
Cast : Kosuke Toyohara, Anna Nakagawa, Megumi Odaka, So Yamamura, Kempashiro Satsume, "Hurricane" Ryu, Wataru Fukada, Chuck Wilson, Richard Berger, Robert Scott Field
Durée : 103 min
Origine : Japon
Année : 1991
Genre : Kaiju Eiga
à trois têtes

 

Après s’être fait battre par une plante carnivore géante nommée Biollante, Godzilla s’en est retourné vagabonder gentiment loin de tous regards sain et sauf ! Mais Godzilla, comme tout être humain, connaît la faim, et elle se fera sentir dans certainement pas longtemps! Pendant que la menace de ce dernier ne fait qu’augmenter, d’étranges visiteurs en soucoupe volante arrivent en paix, et proposent de faire disparaître Godzilla grâce à un voyage dans le passé, en 1940.

 

1-copie-6.JPG Avec un scénario lorgnant vers la science fiction pur et simple, avec ses voyages dans le temps aux lourdes conséquences, Godzilla contre King Ghidorah nous propose un pitch plutôt captivant, avec une galerie de personnage assez sympa ! En plus de Megumi Odaka (photo 1, avec sa troupe), la jeune femme au pouvoir psy rescapée de Godzilla contre Biollante, les nouveaux venus se font assez nombreux, les principaux étant les Futuriens, où des humains venant du futur ! En plus de l’équipe composée d’une japonaise et de deux occidentaux, on a le droit à un cyborg (où droïde) qui se révélera être une grosse source de plaisir, ces pouvoirs étant retranscrits avec un kitch digne des Godzilla de Jun Fukoda (Mégalon, où es tu?)! Ainsi, voir notre cyborg à la poursuite d’une voiture se révèle être un moment unique, jouissif et marrant tout en étant kitch ! Yahoo (voir photo 2) ! 2-copie-6.JPG 3-copie-6.JPG En dehors de ces personnages, on retrouve bien sûr notre Godzilla (photo 3, en pleine reflexion), source de problème d’un Japon qui commence réellement à en avoir marre de ce trouble fête. Il ne sera bien sûr pas tout seul, et un certain King Ghidorah ramènera sa fraise au même titre que Godzilla, et Tokyo en prendra encore pour son grade. Ce sosie d’un dragon à trois têtes (voir photo 4) est encore une fabuleuse preuve de la maîtrise du staff technique de la Toho, le seul petit souci étant l’animation, qui aujourd’hui à pris un léger coup de vieux, notamment lors de ces vols aux dessus de la ville! Entre deux scènes de dévastation de ville réussites, on aura le droit à deux batailles entre Godzilla et King Gidhorah, la quantité n’étant pas le cadet de nos soucis en fin de compte, la qualité étant bien au rendez vous ! Puissant et violent, ce duel ravira à coup sur les fans de ces monstres, tout comme ceux voulant de la bonne baston à grande échelle (photo 5 et 6)! Au niveau des séquences purement Kaïju Eiga, le film est donc une réussite même si elles ne sortent guère du carcan pré fabriqué par les films précédents ! N’empêche, le plaisir est là. 4-copie-8.JPG 5-copie-6.JPG Le film se veut plus intéressant pour diverses autres raisons aussi! On fera ainsi connaissance avec un Godzilla avant sa mutation génétique et sa surcroissance due aux bombes nucléaires! Ressemblant à un Tyrannosaurus Rex (le plus beaux spécimens est dans Jurassik Park, petit pub pour Spielberg) sans en être un, la vision de ce dernier se fait avec une certaine nostalgie, et se permet même de servir l’histoire pendant la seconde guerre mondiale (voir photo 7 : ombre menaçante) ! Cette séquence, où l’on voit Godzilla repousser une horde d’Américains et aidant ainsi les Japonais, en fera certainement sourire plus d’un, mais je trouve cette révision de l’histoire assez originale, peu racoleuse et plutôt réussie qui plus est, et ceux grâce à un voyage dans le temps ! Etant une des sources d’incohérences scénaristiques nombreuses dans les films de sciences fictions d’hier à aujourd’hui, le réalisateur à su ne pas céder à la complexité et aller à l’essentiel afin de rendre son film assez cohérent, même si on imagine sans mal que les conséquences du voyage dans le temps orchestrées par les Futuriens (j’adore leur blaze !) sont un poil trop facile. M’enfin, ce prétexte se révèle être payant, et on aura ainsi le droit à un Godzilla encore plus puissant, et bien plus menaçant au fil du film! 6-copie-7.JPG 7-copie-5.JPG 8-copie-4.JPG Godzilla contre King Ghidorah est donc un film sympa, pavée de bonnes intentions et se suivant avec plaisir du début jusqu’à la fin ! Mais il manque tout de même un soupçon de magie et d’âme à ce Godzilla contre King Ghidorah pour qu’il sorte réellement de l’ordinaire, cependant il reste indispensable pour qui veut connaître les derniers pas de Godzilla avant sa mutation…et l’ancêtre de Steven Spielberg ! Puis il est trop mimi Ghidorah quand il est petit...(voir photo 8).

 

Note : 6,5/10

Ps : voir le commentaire de Keizer ci dessous pour quelques infos supplémentaires

Par Laurent
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GodZillaVSBiollante.jpg Réalisateur : Kazuki Omori
Cast : Kunihiko Mitamura, Yoshiko Tanaka; Kempachiro Satsume, Masao Takegami, Koji Takahashi, Megumi Odaka, Yoshiko Tanaka, Masanobu Takashima
Durée : 104 min
Origine : Japon
Année : 1989
Genre : Kaïju Eiga Fleuri

Godzilla contre Biollante est la suite direct du « Le retour de Godzilla », et se passe  quelques heures après celui-ci, juste après le saut de la bête dans le volcan de l'île d'Oshima. Les dégâts sont énormes dans Tokyo, avec une ville dévastée par un Godzilla qui fût très en colère ! Ayant été blessé par le Super X, Godzilla y a laissé quelques morceaux de lui-même sur le champ de bataille ! Quelques temps après le massacre, des personnes inconnus prélèvent sur les lieux quelques cellules de Godzilla. De ces dernières naîtra Biollante, une rose monstrueuse habitée par des cellules humaines et des cellules de Godzilla ! 1-copie-5.JPG S
uite directe d’un film qui a marqué le retour de la peur du monstre, de la menace que Godzilla représente aux yeux des Japonais (et des autres nations aussi), Godzilla contre Biollante surf sur cette vague en y incorporant un nouveau monstre et de nouveaux personnages tout en se camouflant en remake du précédent. Les bases du scénario sont ainsi pratiquement les mêmes, avec une introduction du contexte du film et des personnages pendant la première partie, et vient rapidement un réveil de Godzilla prématuré qui bien sûr, se dirigera sur Tokyo par la suite (photo 1). Mais un nouveau monstre naît pendant ce temps là. Nommé Biollante, ce dernier connaîtra des phases d’évolutions bien distinctes, de son simple aspect microscopique avec ses cellules qui se multiplient de façon exponentielle grâce aux cellules de Godzilla incorporé en amont jusqu’à une plante carnivore féroce et réellement impressionnante. L’apparition de Biollante sous sa forme la plus sympa est magnifiquement rendue, avec une représentation presque poétique en vue de cette rose surplombant les eaux et les hommes d’une cinquantaine de mètres de haut et semblant pleurer de son sort (photo 2)! Il en ressort de l’image iconique de Biollante une féerie visuelle stupéfiante volant presque la vedette à Godzilla, c’est dire comme cette créature est majestueuse. 2-copie-5.JPG 3-copie-5.JPG Bien sûr, des affrontements entre Biollante et Godzilla vont avoir lieu, et il n’est pas faux de dire que ceux là sont les plus impressionnants de la saga jusqu’à maintenant (par rapport à ceux chroniqués dans le blog)! L’impression d’immensité de la bataille est fort bien rendue (photo 3), les coups font mal, ça tranche, ça saigne, et les monstres souffrent dans leurs calvaires! L’instinct de survie est bien présent lors de ces duels tout comme les regards féroces qui s’échangent, d’ailleurs Godzilla a perdu, me semble t’il, son regard parfois inoffensif du précédent film, avec un œil bien plus menaçant (revoir photo 1)! En contre partie, son apparition semble un poil bâclé (Godzi s’échappe du volcan avec autant de passion qu’un français achetant son pain), m’enfin bon, je chipote. Puis le duel de fin fera son effet, notamment grâce à Biollante et ses charges qui m’ont étonné par leur puissance visuelle (photo 4). Le souci du détail du monstre est exceptionnel (photo 5), tout comme son animation avec ses racines se mouvant de façon naturel ! On ne peut donc que saluer le travail des effets spéciaux qui n’ont pas chômé entre les deux films ! Super et surtout merci ! 4-copie-7.JPG 5-copie-5.JPG Puis on aura aussi le droit au retour de Super X, nommé cette fois ci Super X 2 (logique non !), et il est plus puissant et plus imposant qu’avant le tchio vaisseau, avec un fire mirror réfléchissant les rayons de Godzilla contre lui-même (photo 6) ! De beaux duels auront lieu avec un dynamisme dans la mise en scène faisant plaisir à voir, que ce soit avec le Super X 2 où les militaires, le réalisateur multipliant les plans inspirés avec un certain talent, même si une impression de déjà vu se fait légèrement sentir, certaines charges militaires ressemblant un peu trop à ce que l’on a vu dans Le retour de Godzilla. N’empêche, c’est drôlement bien foutu ! On n’oubliera pas aussi quelques scènes à Tokyo où Godzilla s’amuse à piétiner quelques bâtiments avec un souci du détail dans l’ensemble toujours aussi pointilleux ! Niveau Rampage et action, Godzilla contre Biollante rempli son contrat avec tous les honneurs  6-copie-6.JPG 7-copie-4.JPG Le scénario nous propose de suivre quelques personnages peu inspirés pour la plupart et ne nous propose aucun portrait réellement captivant ! Alors, il y a quand même ce docteur donnant naissance à Biollante et de plus en plus nostalgique au fil du métrage, il y a aussi le tueur à gage au look 70’s que l’on croise à plusieurs reprises s’amusant comme un petit fou à remplir sa mission (photo 7), le chef des opérations militaires où encore cette fille possédant des pouvoirs surnaturels (Odaka Megumi jouant Miki Saegusa que l’on retrouvera dans certains prochains Godzilla : photo 8 à droite) mais la passion est loin d’être palpable, et mon implication fût en déca de mes espérances! Certains personnages s’en sortent mieux que d’autres, certaines intrigues se révèlent intéressantes, les acteurs sont cohérents dans leurs démarches artistiques, mais n’empêche, rien n’y fait, c’est étrangement mou, et on baille quand Godzilla et Biollante sont absent de l’écran ! Même la fin de la bataille entre les deux monstres, se voulant poétique, s’en retrouve ridicule à cause d’une grosse bêtise visuelle inexcusable (au second degré, c’est tout de même très marrant). A priori, le réalisateur à plutôt concentré son film sur les deux monstres et n’en déplaise, ça marche nickel de ce côté là, mais la faiblesse du récit est tout de même bien pénalisante pour le film. 8-copie-3.JPG 9-copie-2.JPG Godzilla contre Biollante est donc une bonne petite suite, avec un nouveau monstre de toute beauté, un Godzilla bien énervé toujours aussi iconique ayant de la bestialité à revendre, un super X 2 convaincant, et plein de bonnes choses encore. Néanmoins, l’ennui prend parfois le pas sur toutes ces qualités, ce qui est bien dommage. Mais Biollante est là, il n’attend que vous pour montrer ses pétales, ses racines et ses charges dévastatrices, et rien que pour ça, il faut voir cette opus qui est, pour cette raison principal, absolument pas négligeable (non mais regardez moi ce plan parmi tant d’autres : photo 9…).

Note : 5,5/10

Par Laurent
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