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Le monde du Cinéma Asiatique
Critiques, analyses, images... (et plein de surprises..)




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Le blog n'est pas mort ...
mais en ce moment, aucun film vu
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En plus de la petite critique ci-dessus, je me permets par cet article de vous faire l’analyse de la première partie de la fameuse séquence de l’attaque de
Homer au bord du fleuve Han, Homer étant le monstre mutant, pour ceux qui ne suivent pas au fond de la salle. Séquence culte par excellence, l’introduction et la présentation de Homer est d’une
maîtrise hallucinante, que ce soit sur le plan technique que artistique. Cette article présente donc en quelques sortes mon introspection complète de la dite séquence. Attention à l’ultra Spoiler
qui suit (bien évidemment).
Etonnés et surpris (photo 1)! Voilà comment sont les différentes personnes observant au loin cette étrange silhouette, recroquevillée sur elle-même et étant perchée, telle une chauve
souris en dessous du pont. Cette silhouette semble tout d’abord ne faire qu’un avec le cadre urbain en le voyant de loin (photo 1). D’ailleurs, qui de nous tous aurait capté cette animal d’un
simple coup d’œil ? La vérité se dévoile grâce à un bon rapprochement (photo 1), et il n’y a plus de doute possible en fin de compte, on est bien en face d’un être vivant non identifié, de
part sa peau humide et son très léger mouvement de balancement! Quelques secondes plus tard, Homer nous tape un petit plongeon dans le fleuve (photo 1) et là, c’est la grande surprise pour les
quelques témoins ayant remarqué la bête après un petit sursaut! Néanmoins, les gens n’éprouvent aucune vraie peur, on se croirait même au cirque avec ces spectateurs donnant à manger à la
gentille bête (photo 2). L’être humain est en effet bien curieux, et ce vilain défaut est montré de bien belle manière ici (en même temps, qui s’en serait privé ?). Malgré tout, aucun
sentiment de peur nous arrive malgré l’ombre menaçante qui apparaît devant nous à même la surface ondulante de l’eau pendant ce temps là! Mais c’est fun, Homer kiffe la bière et ça amuse nos
riverains, jusqu’à ce que ce dernier reparte ailleurs !
Et c’est à ce moment que commence un des nombreux et magnifiques plans séquences du film. La bête disparaît donc sous les eaux, et la récréation
s’en retrouve terminée pour les gens, ce n’est plus qu’un lointain souvenir tout ça, avec un Gang Du qui retourne à ses occupations pour la même occasion (photo 2). Mais Gang Du va vite
déchanter, et son regard va devenir de plus en plus inquiétant pendant que la caméra s’approche de lui (photo 2) ! Et c’est après une rotation de la caméra autour de la tête de Gang Du
(photo 2) que l’on découvre le pourquoi de cette inquiétude de façon indirecte. On remarque un mouvement au loin, des gens tombant dans le fleuve, et une ombre menaçante s’approché petit à
petit ! Mais ces quelques millièmes de secondes plus tard que l’on découvre Homer fonçant tout droit sur le groupe de Gang Du! En effet, l’ombre menaçante se fait de plus en plus proche
pendant que la caméra s’éloigne doucement de Gang Du, et la fuite commence pour les personnes ayant remarqué la bête (photo 3)! Et par la même occasion, on découvre enfin la bête sous toutes
les coutures entrain de courir comme elle le peut, un bête mutante, aux formes inédites et très bizarres, semblant « légèrement »dérivé de différents spécimens marins, avec quelques
parasites enfoncés de moitié dans sa peau ! On découvre aussi par la même occasion que les sfx de la Weta (Le seigneur des anneaux) sont
hallucinants et impressionnants, de par une mise à l’échelle d’une maîtrise parfaite et des mouvements de la bête. D’ailleurs, le travelling (et quel travelling) qui s’ensuit renforce cette
impression, avec un Gang Du au premier plan et Homer en second plan courant tout deux en parallèle (photo 3 et 4), l’un vers ses proies et l’autres on ne sait où (l’instinct de survie peut
être) ! Après ce monument de mise en scène, on continue à suivre Gang Du, mais Homer disparaît presque entièrement du champ de vision pendant un court instant, pour réapparaître un peu mieux
filant un coup de queue majestueux à un pauvre gars qui nous fait un joli vol plané (au son du cri, on reconnaît bien un mec, et ouie !, voir photo 5). Ce coup de queue que l’on pourrait
définir comme un coup de fouet géant m’a d’ailleurs bien fait sourire. L’humour continuera ainsi son avancé avec un Homer qui se retrouve, devant les yeux ébahis de Gang Du et des nôtres, être
une pauvre bête maladroite. En effet, celui-ci se vautre comme un gamin en se roulant sur lui-même sur le plan incliné (photo 5) ! Et c’est à ce moment là que l’on comprend que l’on a,
devant nos yeux, une simple bête qui n’est pas chez elle, qui a faim et qui chasse pour survivre ! Homer arrive tout de même à se relever, et repart de plus belle en s’éloignant vers de la
belle verdure ! C’est à cette instant précis que le plan séquence fini! Et oui, tout ce paragraphe évoquait un seul et même plan, arborant toute sorte de mouvement de caméra et autres
techniques à des fins judicieuses !
On continue ainsi un
peu plus en hauteur avec un Gang Du poursuivi de prêt par Homer qui est vraiment décidé le bougre ! Homer une fraction de seconde après Gang Du, pour que l’on remarque bien le vent de
panique s’orchestrer (photo 5)! Homer apparaît brusquement derrière Gang Du et ce dernier évite de justesse un coup involontaire de la bête (Photo 5) ! Gang Du, malgré son air de
simplet, a les réflexes qu’il faut et quand il le faut, renvoyant instantanément à son instinct de survie ! Puis l’action se coupe avec un plan
rapproché sur une femme écoutant son baladeur (photo 6). Complètement endormie par la mélodie émanant de ses écouteurs, elle n’a aucunement conscience du danger qui la guette. On remarque tout de
même au second plan que quelque chose se passe, avec un envolé d’oiseau qui est souvent précurseur d’un mouvement de foule qui suivra juste après ! Ce plan, superbement orchestré, permet
avant tout de nous faire sursauter un minimum puisque, d’un simple coup de patte (ou de nageoire) percutant (photo 6), Homer prendra par la tête la jeune femme et la traînera sur une distance
suffisamment longue pour que l’on ressente sa douleur. Le petit travelling captant cette action est d’ailleurs excellent (photo 6)!
Ce qui suit est un montage entrecoupé de courtes séquences de panique montrant, de façon plus que réaliste, comment réagirait une foule face à
l’attaque d’un monstre ! Un plan se retrouve d’ailleurs plutôt marrant montrant un maître ayant a priori de gros problème avec son chien alors que Homer rode non loin de là ! C’est le monde
à l’envers dites moi (photo 6)! Puis on prend un peu de hauteur grâce à une trouvaille de mise en scène géniale, où comment le réalisateur arrive à nous faire imaginer la vision d’un monstre
dans ce qui semble être d’une banalité affligeante lors d’un premier regard ! En effet, la vue intérieure du Tramway (photo 7) nous offre un panorama de ce qui se passe avec un angle de vue
qui paraîtra pour certains plus que familier, nous renvoyant au train train quotidien du bon parisien de base ! On s’imagine ainsi facilement à la place de ces coréens prenant le tramway en
voyant de leurs propres yeux l’attaque de Homer, comme si nous Parisiens, assistions à l’attaque de Homer au Trocadéro ! Yahooo !
Je ne voudrais pas enlever tout le suspens de la suite de la séquence, mais l’attaque comportera aussi des visions d’horreurs, notamment dans la caravane ou le sang fera
son apparition, de l’humour mais aussi du drame (les mains qui se séparent, horrible séparation père fille!) avec une maîtrise toujours aussi exceptionnel du réalisateur ! Cette attaque
restera à coup sûr un must de septième art !
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