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SARS-WARS.jpg Réalisateur : Taweewat Wantha
Cast : Kitsuwon Supakorn, Pongam Suthep, Tunpairor Pinsuda, Sakdikul Somlek, Yuktanan Naowarat, Liasirikun Kittikorn
Durée : 95 min
Origine : Thaïlande
Année : 2004
Genre : Nanar Zombifié

Complètement barrés ces Thaïlandais franchement ! Après un tel film, il serait grave de penser le contraire ! Sars Wars fait ainsi parti de ces objets filmiques non identifiés, de ces films qui se font un malin plaisir à dépeindre, et ceux par tous les moyens possibles et inimaginables, un univers complètement foufou. Sars Wars est donc un film unique qui empreinte à droite à gauche de nombreuses idées, ces dernières étant ensuite complètement transcendées à la sauce relevée Thaï. 1-copie-6.JPG 2-copie-5.JPG S
ars Wars raconte donc les aventures d’un jeune héros maladroit qui doit sauver une pauvre fille enlevée par de méchants truands (dont un transsexuel) qui sont enfermés dans un beau building infesté par un gros serpent et de dégoûtants zombies qui doivent être tués par des flics exterminateurs après avoir été sculptés et examinés par une médecin sexy tombant amoureux du maître du jeune héros, ce dernier étant un parfait ersatz des maîtres Jedi bien connus de tous qui tranchent des tronches de zombies plus vite que son ombre et qui….j’arrive plus à respirer! De toute façon, je pourrai continuer sur des centaines de lignes comme ça donc mieux vaut stopper le désastre, peur de froisser la langue française ! Plus simplement, Sars Wars fait partie des plus grands bordels cinématographiques de l’univers, et de plus est totalement assumé de bout en bout! 3-copie-5.JPG 4-copie-5.JPG Sars Wars est donc un film de zombie bien marrant! En effet un insecte à la surcroissance nasale se fait un petit aller simple de l’Afrique jusqu’en Thaïlande avec, pour simples bagages, son envie de nous piquer et un virus au doux nom « SRAS », vous savez, ce fameux virus qui nous transforme en Zombie! Après quelques escales des plus fun, il pique sa première victime qui, bien sûr contaminera d’autres individus assez rapidement et ainsi de suite! Alors sachez que la partie Zombie est étonnement réussi, avec des monstres magnifiques aux maquillages assez terrifiants (photo 1) ! Aucun sentiment de peur n’en ressort, mais ce n’est pas le but non plus du film, car ces zombies servent avant tout de chair à canon et de sursaut humoristique. D’ailleurs, le réalisateur nous invite à la joyeuse découverte d’un bébé zombie ultra fun (photo 2), de sa naissance bien glauque jusqu’à sa déchéance matrixienne! Le Baby Party fait parti des nombreux passages cultes du film, car il faut le voir de ces propres yeux le super kick du héros mis en image à l’aide d’un effet bullet time fabriqué à l’arrache (mais ultra fun!). Puis ce n’est pas la seule réjouissance de ce côté-là, en effet, vous aurez aussi le droit à un serpent étonnant (photo 3), même si son intégration ne fait pas dans l’image de synthèse haut de gamme ! Mais ces thaïlandais sont bien connus pour ne pas reculer au moindre problème technique non ? 5-copie-5.JPG 6-copie-4.JPG Autour de tous ces zombies, on retrouve une galerie de personnage complètement loufoque ayant pour seul point commun le fun s’échappant de leur prestation! Car avec ce héros voulant « seulement » coucher avec celle qui sauve sans la déranger et cachant ses infos dans  sa braguette (photo 4), cette bande de mafieux composé d’un kamikaze irréfléchi, d’un jeune hystérique et d’un transsexuel totalement décomplexé (photo 5), cette médecin sexy au possible (photo 6) et ce maître se prenant pour un Jedi accompli (photo 7), on est vraiment pas sorti de l’auberge. Toute cette troupe amène Sars Wars dans les tréfonds de l’humour crétin assumé bien délirant (souvent) mais aussi un peu lourd (parfois). C’est vrai que le nombre de connerie à la seconde ne peut pas toujours aboutir à une chute réussie, mais le réalisateur et son staff ont tellement envie de nous divertir que ça en devient facilement communicatif ! Du fun avant tout et pour tout, voilà ce que c’est Sars Wars, et si certaines blagues sont lourdes, passez à la prochaine ! Puis le réalisateur de ce bordel assumé se permet aussi des bons petits trips visuels et auditifs, tel ces sons sortis des mangas tel que les « paf », « brouik » et autres réjouissances accentuant grandement le côté kitsch du film. Puis on a même le droit à du dessin animé durant quelques séquences façon Kill Bill (photo 8) et une explosion gelée de plus belle effet (et ne me demandez moi pas comment ils arrivent à faire ça). 7-copie-1.JPG 8-copie-1.JPG Pour conclure, Sars Wars est donc une petite bombe de n’importe nawak totalement assumée et revendiquée comme telle et malgré ces quelques défauts, je ne peux que vous conseiller le visionnage de ce film, sous condition d’aimer l’humour crétin et d‘avoir égarer son restant de neurones…

Note : 7/10 

Par Laurent - Publié dans : Asian Horror Show
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guineapig4dvdz2nl.jpg Réalisateur : Hino Hideshi 
Cast : Ruu Go, Somei Mari, Saiki Shigeru, Hisamoto Masamu
Durée : 57 min
Origine : Japon
Année : 1988
Genre : La petite sirène en pleine puberté ! 

En parallèle à l’ignoble Devil’s Experiment, le premier dvd fr des Guinea Pig se voit aussi attribué un Mermaid in the manhole de bien meilleur augure. Donc tout d’abord, on a bien le droit à un vrai moyen métrage, avec une histoire originale et de vrais comédiens. Mais pas de souci pour autant, Mermaid in the manhole rempli entièrement son cahier des charges pour qui est en droit d’attendre des Guinea Pig nombre de démembrement, de gore à outrance et de souffrance. 1-copie-5.JPG 2-copie-4.JPG
Le pitch de ce volet n’est pas énorme, mais a au moins le mérite d’être original. Mermaid in the manhole raconte donc l’histoire d’un peintre blasé (photo 1) qui découvre par hasard, dans les égouts, une sirène qui à l’air mal en point (photo 2). Il la prend donc sous son aile et la ramène chez lui, la sirène lui proposant de servir de portrait pour qu’il la peigne. Petit à petit les choses vont empirer, et les quelques mycoses apparentes sur la sirène vont rapidement évoluer sur tout son corps. Bien sûr, le peintre va tout faire pour l’aider, mais aussi pour finir son tableau évoluant au jour le jour. 3-copie-4.JPG 4-copie-4.JPG Alors, sympa le pitch non ? Bon trêve de bavardage, car ce dernier n’est bien qu’un prétexte pour vous en faire voir de toutes les couleurs. Au début, c’est tout calme, avec à peine quelques champignons sur la peau de la belle sirène (photo 3), mais petit à petit, ça va devenir réellement répugnant. Bon, on pourra sourire lorsque le pue se voit attribué une panel de couleur allant du jaune au violet permettant au peintre de finir son œuvre (l’art contemporain reste indiscernable à mes yeux…), mais n’empêche, les sfx et le maquillage sont excellents et on prend un plaisir coupable à regarder ce gore jaillissant à n’en plus finir. Puis après, on a même affaire à des vers répugnants se dandinant comme des petits fous sur notre chère sirène qui n’a décidément pas de chance (photo 4 : mangez des pattes), d’ailleurs je conseille à tous de garder le ventre vide si il vous venait l’idée de regarder ce film, car à défaut d’être choquant, c’est tout de même bien dégueu dans le genre. A la vue de ce qui se déroule sous nos yeux ébahi par tant de finesse, on ne peut que comprendre le désarroi et la panique du peintre amoureux de sa sirène et les souffrances de cette dernière subissant les pires sévices par son propre corps (photo 5 et 6). 5-copie-4.JPG 6-copie-3.JPG Pendant les 50 minutes du film, je ne semble pas m’être ennuyer une seule seconde, car en plus d’être vraiment réussi niveau gore, on se voit attribué un Guinea Pig ressemblant à un vrai film. Si la réalisation ne verse pas la démesure, on a au moins la chance de suivre un film à la mise en scène posée et sobre allant à ravie face aux aventures de la petite sirène. Puis les deux comédiens principaux restent plutôt convaincants, à défaut du couple de voisin qui sert pas vraiment à grand-chose ici! Tout ça est loin d’être parfait mais je le répète, on se sent bien en face d’une œuvre cinématographique qui est plutôt plaisant à suivre, avec un réalisateur blasé du monde pollué d’aujourd’hui (la passé est montré grâce à quelques tableaux où la nature règne en maître ! Pour un Guinea Pig, ce n’est en fin de compte pas trop demandé d’avoir un film « assez convaincant ».

Note : 5/10

Par Laurent - Publié dans : Extrem Asia : Interdit -16 ans
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180px-Guinea-Pig---Flower-of-Flesh-and-Blood-DVD-Scan.jpg Réalisateur : Hino Hideshi
Cast : Tamura Hiroshi, Yugao kirara
Durée : 42 min
Origine : Japon
Année : 1985
Genre : Faux snuff movie 

Avril 1985, les cerisiers sont en fleurs a Tokyo. Le dessinateur Hideshi Hibino reçoit un paquet d’un admirateur. Il contient un film
8 mm, 54 photos et une lettre de 10 pages. La lettre parle d’un crime horrible perpétué par un maniaque.
Le film 8 mm est authentique, on y voit un homme démembrer le corps d’une femme pour compléter sa collection. Ce film doit rester secret.
Hideshi Hibino s’en est inspiré pour réaliser ce semi documentaire.

Un air de famille n’est ce pas ? En effet, Flower of flesh and blood commence comme Devil’s experiment, le tout premier Guinea Pig, avec une citation le présentant. Ces deux films partagent aussi le même but ; à savoir reconstituer un faux snuff movie, sauf qu’après la torture, on a le droit ici à du découpage et autre tranchage de membre. Et oui, ce monsieur veut reconstituer les fleurs de sang d’un cerisier (allez comprendre..) et pour ce faire, il kidnappe une femme pour assouvir son besoin artistique ! 1-copie-4.JPG 2-copie-3.JPG Le film commence donc par un rapt d’une jeune femme dans la rue. Et puis on se retrouve directement dans la chambre du boucher. Et ce n’est qu’à partir de là que commencent réellement les « réjouissances » , à savoir du sang, des tripes, du matériel de boucher et autres instruments tranchants et en prime, un mix de Dark Vador et d’un Samourai déchu en bourreau (photo 1). La suite du film est donc une réelle boucherie dans le vrai sens du terme, avec de violentes découpes de bras (photo 2), de jambes et d’une tête (photo 3), et le tout sous quelques paroles a priori poétiques mais demeurant à mes yeux bien pathétiques. Bien sûr, on n’échappera pas aux vers se trémoussant sur le corps, aux zooms délicieux sur les tripes à l’air (photo 4) et, clou du spectacle, au vol plané d’une tête sous pression rebondissant sur le mûr avant de s’échouer à même le sol avec un second degré involontaire. Ce second degré est en fin de compte plutôt bienvenu, mais n’est malheureusement pas souvent de la partie! 3-copie-3.JPG Par contre, au niveau cahier des charges des Guinea Pig, ce film ne fait pas dans la demi mesure niveau maquillage et effets spéciaux car on assiste à un réel tour de force de ce côté-là. Les plans rapprochés parlent d’eux même, le réalisme est vraiment de la partie (malgré quelques plans sentant très légèrement le caoutchouc). D’ailleurs un certain Martin Sheen à contacté le FBI à l’époque, croyant voir en Flower of flesh and blood un réel snuff movie (l’effet de l’alcool peut être, voir pire..). M’enfin même si le tout s’avère réellement bien foutu (photo 5, excellente vue générale), certains détails frappent quand même le spectateur, tel les images du bourreau en lui-même, sur jouant son personnage dans le ridicule le plus totale, faut le voit le gugusse racontant ces poèmes en découpant de la viande, déguster un oeil….(photo 6). 4-copie-3.JPG Sinon, ce volet, en plus d’avoir de magnifiques sfx, se paye le luxe d’être aussi ennuyeux que son grand frère avec un rythme inexistant. On assiste à la découpe d’un bras, puis il change d’outils, puis il découpe l’autre bras, puis les jambes y passent, ect et c’est tout. Bref, c’est chiant à mourir. Puis la conclusion, à savoir une visite en avant première de la galerie montrant les œuvres du bourreau, ne remonte absolument pas le niveau. Quelques très rares sentiments de malaise nous viennent à la gorge tout de même pendant le moyen métrage, mais le sentiment d’avoir en face de nos yeux une œuvre à la gloire des effets spéciaux prend vraiment trop le pas! Ce volet des Guinea Pig est donc encore une fois de piètre qualité mais est tout de même bien moins immorale que Devil’s Experiment, notamment grâce à un second degré malheureusement assez rare, puis comme les sfx sont d’un bon niveau, on peut affirmer que Flower of flesh and blood est très légèrement meilleur que son aîné. Mais ce n’est qu’illusion, car la comparaison de ces deux films est en fin de compte tout à fait inutile, car Flower of flesh and blood fait bien partie de ces films à éviter, pour peu que l’ennui où ce genre d’œuvre primitive vous intéresse. 6-copie-2.JPG Finissons d’ailleurs cette critique par la petite citation de fin clôturant le film au vent de mystère :

On suppose qu’au moins deux criminels sont impliqués dans ce crime. L’un a exécuté la victime et l’autre a tout filmé. Il y a eux de nombreuses victimes depuis. Selon nos sources, la police mène une enquête secrète. C’est un crime sans précédent dans les archives criminelles du Japon

 

Note : 1/10

Par Laurent - Publié dans : Extrem Asia : Interdit -16 ans
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3370-b.jpg Réalisateur : Motohiro Katsuyuki
Cast : Santamaria Yusuke, Mizuno Miki, Kunimura Jun, Terajima Susumu
Durée : 127 min
Origine : Japon
Année : 2005
Genre : Film de négociateur cool  

Tiens, un film Japonais sortie de nulle part jusqu’au jour où un aimable forumeur me le refourgue par curiosité! Faut bien avouer que le pitch avait de quoi l’attiser, avec ce mélange de film policier, de prise d’otage à grande échelle dans le métro Japonais en pleine période de fête et ce sympathique négociateur. Puis d’abord, qui est donc ce Negociateur Maschita ? Bah c’est un des personnages d’une série à succès au Japon intitulé Odoru Daisousasen, et ce film en est un spin off! Malheureusement pour moi, je n’ai pas vu cette série et je ne pourrai faire de lien logique entre cette dernière et ce film. Mais si l’envie d’en apprendre plus sur la série se fait sentir, je vous invite à aller lire cet article qui la décortique bien plus en détail : http://nihon-eiga.over-blog.com/categorie-547334.html. Deux autres films en relations avec la série sont sortis avant ce Negotiator Mashita et les critiques sont disponible ici: 
BaysideShakedown:http://www.hkmania.com/from.php?fromurl=http://www.hkmania.com/Polar/films/baysideshakedown.htm,
Bayside Shakedown 2:  http://www.hkmania.com/Polar/films/baysideshakedown2.htm
1-copie-3.JPG 2-copie-2.JPG Sérieusement, mais qui est ce Negotiator Mashita (photo 1) ? Bah c’est un homme bien respectueux, un poil maladroit et timide, se jetant peu dans la gueule du loup. Il se la joue pas le gugusse, il est cool tout simplement! En fin de compte, il a tout pour être le pote de tout le monde ce monsieur Maschita, sauf qu’il y a une personne qu’y veut jouer avec lui, et c’est pas moins de deux petits millions de Japonais qui risquent leurs peaux. Il n’a pas intérêt à perdre une partie le bougre, sinon des bombes exploseront ! Negociator Maschita est donc une sorte de film policier où plutôt un film de négociateur ! Un duel bien spécial va avoir lieu avec un mystérieux individu contrôlant un magnifique wagon futuriste de métro pouvant s’adapter à n’importe quel type de rame et devenant furtif à la moindre occasion (photo 2). Puis le bougre à aussi poser quelques bombes histoires de pimenter le tout. Vous l’aurez compris, le négociateur n’est pas sorti de l’auberge ! 3-copie-2.JPG 4-copie-2.JPG Negotiator Maschita part donc avec un pitch qui n’a rien de révolutionnaire, mais c’était sans compter sur toute la troupe qui emmène ce scénario dans une fraîcheur et une légère brise d’originalité très bien venu ! Le film se voit tout d’abord emmené par une tripoté de personnages hauts en couleurs ! En plus de nôtre négociateur aspirant la sympathie à des kilomètres, on a aussi le droit à des collègues d’interventions plutôt loufoques et assez énervés dans le genre (photo 3), à un représentant des relations publiques assez relou, et à une tripoté d’apparition de troisième couteaux bien cool ! Les personnages ont ainsi tous un caractère bien spécifique facilement discernable, comme dans un manga tiens, ce qui permet d’un coup d’un seul de sortir de carcan tout con des films policier pompeux. Tous ces acteurs me sont, pour la plupart, inconnu, sauf un des gros responsable du métro Japonais, Kunimura Jun en photo 4,  vu d’ailleurs dans A toute épreuve ou encore Ichii the killer. Mais n’empêche, toute cette petite troupe s’avère efficace comme il le faut ! Yahoo! 5-copie-2.JPG 6-copie-1.JPG Puis le rythme dans tout ça ? Bah c’est un peu moins glorieux de ce côté là, faute à certains passages en déca de ce que le réal imaginait. Effectivement, certains moments de tension sont un peu foirés, tout comme des vents de panique dans le métro où l’on ne ressent pas ce que l’on était en droit d’attendre. Puis la mise en scène, malgré quelques fulgurances visuelles, est parfois un peu molle par rapport aux événements, même si celle-ci se permet de montrer une technique maîtrisé tout au long du film. Mais certains tics se révèlent quand même chiant, comme des répétitions abusives de certains plans à différents moments du film (à ce travelling tournant surplombant la salle de contrôle qui revient bien trop souvent !). Je chipote pas mal en faîte quand j’y pense, car le film se révèle tout de même très agréable à regarder pendant ces deux heures. Puis on a aussi une photographie magnifique et à la teinte fort bien choisie, collant parfaitement au film. D’ailleurs, je dirais que la photographie est d’une douceur technologique (oups, désolé...). La technologie est d’ailleurs un personnage à part entière dans Negociator Maschita, représenté en premier par ce fabuleux métro, filmé comme un serpent naviguant dans les tunnels, puis par les portables et autres « merveilles » de la technologie. 7.JPG Negotiator Maschita se vit comme un film léger en fin de compte, et même si la tension n’est pas réellement apparente, elle est tout de même relayée par de belles idées, comme cette poursuite en fin de métrage sous un son entier de boléro, rendant la scène plutôt unique en on genre (et un magnifique orchestre filmé dans toute sa grandeur : photo 7). Bien sûr, on n’échappe pas non plus à ses quelques troupes d’interventions vaguant pas à pas dans le métro Japonais (photo 5 et 6), histoire de renforcer un rythme parfois un poil trop lent! La partie la plus fun du film est sans conteste le petit jeu entre le terroriste et le négociateur, ce dernier faisant de son possible pour prendre l’ascendant sur son adversaire, avec des dialogues aux petits oignions. Ce duel vous réservera en tout cas de belles petites surprises. Puis pour notre bonheur, le réalisateur n’hésite pas à implémenter quelques chutes à l’humour ma foi fort sympathique, histoire de marquer de son empreinte un ton toujours plus léger. Ne vous attendez pas à vous taper des barres tout du long, mais le sourire et la bonne humeur est vraiment appréciable. 8.JPG Alors j’ai en fin de compte vraiment bien apprécié Negotiator Maschita malgré ses différents défauts, car le réalisateur arrive à nous divertir comme un petit roi, avec ces personnages excellents (photo 8, encore), son visuel agréable, son second degré très manga, et bien sûr le négociateur lui-même, qui vaut à lui seul le visionnage du film. C’est loin d’être exceptionnel, mais le film à au moins le mérite de nous faire passer un moment très agréable, pas prise de tête pour un sou et haut en couleur.

 

Note : 7/10 

Par Laurent - Publié dans : Gun and violence
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guineapig5dvdz2all.jpg Réalisateur : Kuramato Kazuhito
Cast : Hino Toshihiko, Takaki Mio, Takughi Tomoro
Durée : 51 min
Origine : Japon
Année : 1988
Genre : Horreur même pas drôle

On continue le joyeux visionnage des différents Guinea Pig avec ce volet qui met en scène un sacré luron, un nain mystérieux (photo 1, seul vision réellement choquante du film) voulant guérir sa sœur atteinte d’un cancer à priori incurable. Mais c’était sans compter sur le nain savant et ses expériences machiavéliques qui tente par n’importes quels moyens de sauver sa sœur. Il enchaîne les expériences bizarres sur les êtres humains, et au fil des jours, il devient de plus en plus fou, quitte à s’amuser (couper la tête et tout) avec un médecin voulant le faire chanter. 1-copie-1.JPG
2-copie-1.JPG Android of Notre Dame est le volet le plus pourri des Guinea Pig, pas de chichi ! Sérieusement, on se retrouve avec un film aussi ennuyeux et plat que les faux snuff précédents et avec des sfx beaucoup moins bien réussis cette fois ci. La chair transpire le plastique à bout de nez, le sang cool pas trop, les expériences sont moches à voir (photo 2). D’ailleurs, Android of Notre Dame est le seul volet des Guinea Pig à s’introduire légèrement dans la science fiction (voir photo 2 aussi), avec cette capacité du savant à lire dans les yeux des autres (grâce à des pinces de crocodiles !) ! Bon, cette intrusion dans la science fiction n’est pas, pour ainsi dire, une valeur ajouté et à même tendance à nous ennuyer encore plus que d’habitude. En effet, le réalisateur (qui à l’air aussi motiver que nous) film son gugusse entrain de faire des réglages sur ces machines, faire toutes sortes de branchements, bref, c’est long et chiant. Puis quand viennent les passages purement « Guinea Pig », bah on est aussi déçu, car l’on est loin de la maîtrise des précédents volets de ce côté là. Aucun sentiment de malaise nous vient à la gorge, avec des expériences complètement à la ramasse, du gore pourri, et une absence totale de second degré ! Au secours (photo 3) ! 3-copie-1.JPG 4-copie-1.JPG Puis le film se veut même un peu prétentieux, avec cette parabole sur la folie humaine et le besoin humain de dépasser ses limites. En tout cas, notre savant est prêt à tout pour sauver sa sœur, quitte à couper une tête et à la faire vivre (photo 4 et 5). D’ailleurs, un jour peut être, je comprendrais pourquoi il fait tout ça, et en quoi ça aura pu guérir sa pauvre sœur, ça m’a complètement échappée. D’ailleurs, je comprends que cette dernière veule mettre à sa vie, vu la connerie de son frère et les relations toutes pourries qu’elle entretient avec lui. Le réalisateur loupe encore le coche au niveau des différents relations entres personnages et leurs portraits ridicules, avec des comédiens complètement à côté de la plaque. Voir la femme du médecin se faire peloter par ce dernier avec ces mains robotisées, franchement, faut quand même pas abuser (perso, je me serai barré en courant)! Non, ça fait décidément trop pitié. Puis j’évite de parler du semblant de mise en scène et de la photographie immonde, c’est moche, point barre. A si, un thème du film est assez sympa et on a aussi le droit au seul vrai lien logique avec le titre de cette saga, à savoir un plan rapide sur un cochon d’inde (pas très propre le pauvre) faisant des zouzoux à la vitre (photo 6). 5-copie-1.JPG 6.JPG Franchement, je vous conseille fortement d’éviter ce volet, ennuyeux, long à n’en plus finir avec un temps se dilatant presque à l’infini, moche à souhait et ne remplissant même pas le cahier des charges pourtant pas si énorme des Guinea Pig.

Au secours!
 

Note : 0.5/10

 

Par Laurent - Publié dans : Extrem Asia : Interdit -16 ans
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