Un anniversaire par ci, un festival par là, ces derniers jours furent riches pour le cinéma asiatique sur Paris.
Début des hostilités avec Megane de OGIGAMI
Naoko via le Kinotayo 2008, un excellent film japonais racontant le voyage initiatique d’une femme dans un coin reculé du Japon. Megane
est un film où il ne se passe pas grand-chose et pourtant, ce voyage est d’un relaxant. Tout débute lorsque une femme arrive dans un hôtel loin de toute civilisation urbaine. Elle est accueillie
par un tenancier bienveillant lui proposant une chambre pour le séjour. Commence la découverte d’un monde complètement différent, loin de tout, sauf de la nature, celle qui relaxe et
apaise.
On découvre donc toute en douceur un monde qui nous semble rêveur et unique, un paradis terrestre dans ce qu il
a de plus simple. D’ailleurs, ce bonheur est porté par une activité au doux nom évocateur : la crépusculade.
Au début, tout spectateur semble curieux et un peu con aussi : mais qu’est ce qu’ils nous
racontent ? La crépusculade, c’est quoi ?
Au bout des deux heures de film, on finit par en avoir une idée bien spécifique…et on a surtout envie de
rejoindre cette petite tribu pour prendre une glace au bord de la plage. En effet, Megane n’est rien d’autre qu’une invitation au bonheur, à la simplicité et à la douceur lié à la nature et tout ce qu’elle a de plus
apaisant…
Seul film que j’ai vu via le Kinotayo, Megane fut donc une
bien belle découverte. Mais avec toute la sélection que j’ai loupé, la nuit Cinémasie arrivait au poil.
Pour ses dix ans, Cinémasie a organisé une nuit avec la projection de trois films venant de trois origines asiatiques différentes. Arrivé aux alentours de 23h45 avec un pote, on
découvre le cinéma des Ursulines avec bonheur : comité restreint mais passionnée, salle moyenne au siège confortable, parfait. Après un rapide passage au toilette obligatoire, il était temps
de saluer les quelques visages connus Hkcinémagiciens et aussi Hkmaniaks à savoir Pti’Panda, toujours présent et vaillant pour le cinéma asiatique tout comme le Sinoprodiens China, Jubei Yiagu où
encore Oncle Tom. Les Cinémasiens étaient aussi bien sûr de la partie, avec si je me trompe pas, le Webmaster même du site en question et quelques collaborateurs comme Aurélien, l’organisateur
même de la soirée. Quelques minutes plus tard arriva un bloggeur collègue de Taste of Asia à savoir Epikt, toujours opérationnel pour rire et parler de ciné bis.
Après une présentation de la soirée par deux Cinémasiens, j’ai su à ce moment là qu’il y avait Happy dans la
salle : Happy quoi, à deux rangs devant ! Malgré mon petit regret de ne pas avoir pu échanger quelques paroles avec ce monsieur, je peux tout de même vous affirmer une chose :
Happy porte très bien son nom.
Commençons les hostilités avec The Chaser de NA Hong-Jin, un polar coréen ayant fait sensation au dernier festival de
Canne il parait. The Chaser est une course contre la montre d’un Mac recherchant désespéramment une de ses filles agonisant dans une baraque
inconnue. Le tueur sera rapidement trouvé, mais la fille est entre la vie et la mort, et quand le Mac va savoir qu’elle est la mère d’une mignonne petite fille, il va tout faire pour la retrouvé
quitte à bouder les flics qui sont un peu trop lent dans leurs méthodes. Rythmé, filmé de façon à s’imprégner à fond d’une ambiance sombre et à l’humour irrésistible, The Chaser est un polar excellent entaché par une fin un peu trop rallongé : pour faire simple, le film aurait du faire 20 minutes de moins. Ce qui m’a
le plus dérangé, c’est le pessimisme forcé du film ne servant pas réellement son intérêt et celui du spectateur, tout comme la violence inutile d’une des agressions sur la fin. Le film se
suffisait à lui-même avant pourtant, avec une tension palpable et croissante (on a vraiment peur du sort de certain), d’excellents comédiens et comédiennes, un style visuel accrocheur et un tempo
convaincant (le film se déroule sur une journée d'ailleurs..), mais non, la fin m’à laissé un peu de marbre.
Mais bon, voici tout de même un excellent cru Coréen qui, au dépend d’être un indispensable, permet tout de même au cinéma Coréen de montrer quelques cornes cachés depuis pas mal de temps (et de
légèrement me réconforter quand à la forme de ce dernier).
Quelques minutes plus tard pendant l’entracte, il y a eu la remise d’un lot de deux dvd pour tout le monde.
J’ai eu le plaisir de recevoir un dvd de GITS, Stand Alone Complex et un autre, Jours d’hiver,
oeuvre conçu par Kawamoto Kihachiro. Généreux les Cinémasiens ? Oui d’autant qu’il y avait des dvd pour tous. Un beau cadeau et un merci de plus à Cinémasie d’avoir démarché
comme des vaillants chez les distributeurs pour notre bonheur.
Après un polar coréen, quoi de mieux qu’un dessin animé
japonais pour détendre l’atmosphère ? Les joyeux pirates de l’île au trésor de IKEDA Hiroshi raconte les méfaits d’un jeune
pirate à la recherche d’un trésor, mais comme par hasard d’autres pirates s’en mêlent…
Alors moi qui croyais faire un petit somme pendant ce long anime, bah ce fût râpé. L’animation est au petit
oignon, l’histoire sympathique, les personnages attachants, les séquences originales à l’humour bien troussé et un doublage français à se plier en huit. 1h30 de dialogue aux sous-entendus et
autres connotations d’un autre monde absolument irrésistibles. C’est impossible d’en parler plus…il faut le vivre pour le croire, et je crois bien que certains compagnons du cinéma ne s’y sont
pas trompés non plus. Par contre, désoler pour mon rire qui porte un peu … hihi. Et merci aux glaces Gervais hein !
Quelle chance d’avoir pu voir la dernière copie de ce film au cinéma : merci Cinémasie !
Après un café et quelques bonbons plus tard, le dernier film et pas des moindres pouvait commencer :
Exilé de Johnnie To. Vu sous toute forme possible, je fut encore joie de re-découvrir ce chez d’œuvre d’action HK, même si je
vais peut être attendre un peu pour le revoir une prochaine fois (il faut consommer avec modération pour garder le plaisir intact).
M’enfin les rideaux se lèvent, il est 6h30 du matin et il est l’heure de larguer les voiles, quitte à louper le
petit déjeuner offert. Après avoir salué quelques personnes et remercié quelques Cinémasiens, j’ai quitté ce beau monde un peu vite il est vrai. Je
suis un peu parti comme un voleur, tel un ninja retournant dans sa demeure mais via cet article, je remercie encore une fois Cinémasie car ce genre d’événement est à ré-itérer pour le bonheur
qu’il procure.
Bien Cordialement ^_^.
Laurent
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